Conférence sur l’emailing, compte rendu

Faire de l’emailing n’est pas faire du spam ! Quand les choses sont faites correctement une campagne d’emailing peut avoir le même impact qu’une publicité google. En 2012 des études montrent que plus de 37% des internautes suivent l’activité d’une marque par mail contre 8% qui utilisent les réseaux sociaux.

[Déjeuner Web] L'emailing, les clés du succès

Faire de l’emailing n’est pas faire du spam ! Quand les choses sont faites correctement une campagne d’emailing peut avoir le même impact qu’une publicité google. En 2012 des études montrent que plus de 37% des internautes suivent l’activité d’une marque par mail contre 8% qui utilisent les réseaux sociaux.

Conscient des enjeux liés à cette problématique, c’est près de 45 personnes qui sont venu écoutés Yann Costes.

Un univers en perpétuel changement

Nous vivons dans un monde où la technologie avance très rapidement et où ce qui est valable aujourd’hui ne le sera peut être plus demain…

Il faut sans cesse penser à l’évolution des pratiques, notamment avec l’utilisation de plus en plus massive des smartphones. Lire ses mails sur son téléphone est devenu un réflexe, le réflexe d’ouverture sur les smartphones est plus élevé que sur les ordinateurs de bureau et ne cesse d’augmenter (23% en 2011 contre 25% en 2012).

On peut également dire que d’ici 24 mois les télés connectées seront largement répandue et qu’il ne sera pas rare de consulter ses mails sur sa télé. Il faut donc tester ses mails en pensant à la compatibilité non seulement entre les différents clients mail ou webmail, mais aussi avec les smartphones, tablettes ou encore les télés !

Les étapes incontournables de la création de campagne mail

Si hier, pour faire partir un mailing, il suffisait d’importer ses contacts, d’écrire son message et d’envoyer le tout, aujourd’hui pour s’assurer la réussite de sa campagne un peu plus d’étapes sont nécessaires.

  • Liste qualifiée, avoir uniquement une adresse email ne sert à rien, il vous faut impérativement au minimum, le nom et le prénom de la personne, et éventuellement savoir si c’est un prospect ou un client, quel est sa relation avec votre société…
  • Rédaction, comme sur le web des règles d’ergonomie sont à respecter
  • Personnalisation, habillez graphiquement votre newsletter pour la rendre agréable à la lecture et reconnaissable au premier coup d’oeil
  • Envoi, attention à utiliser des outils permettant l’envoi massif de mail pour ne pas être bloqué et considéré comme un spammeur
  • Réception
  • Tracking, c’est le nerf de la guerre, ces statistiques vous permettrons de savoir le taux d’ouverture, de réouverture ou encore la localisation de vos lecteurs

 Les 7 « pêchés » du mailing

Choisir un objet de mail générique du type « super promo ! »

Un objet percutant doit respecter certaines règles :

  • Avoir des mots clés en relation avec la société
  • Ne pas être trop long, 15 à 30 caractères environ
  • Ne pas contenir de majuscule ni de caractères spéciaux
  • Être personnalisé, avec le nom de la personne par exemple

Les objets du type « lettre d’info n°2 » ou « newsletter ma société » ne favorisent pas l’ouverture car le lecteur ne sais pas ce qu’il y a derrière.
Il est également recommandé d’envoyer la campagne avec un expéditeur personnel, même si l’adresse mail est du type contact@monsite.com

Oublier les statistiques

Les statistiques sont votre meilleur outil pour savoir ce qui fonctionne et ce qui ne fonctionne pas.

Elles permettent notamment de faire des tests A/B pour savoir quel gabarits fonctionnent le mieux, quel horaire est le plus efficace, … Vous pouvez également savoir qui a ouvert votre mail, qui l’a ré-ouvert, qui l’a transféré à un ami ou au contraire qui ne reçoit pas vos mail ou ne les ouvre jamais.

Ne pas mettre de lien de désabonnement

Le lien de désabonnement doit être bien visible et même personnalisé. Il faut préférer un « Je souhaite désabonner l’email : monemail@machin.fr de la newsletter truc » plutôt qu’un simple « se désabonner ». Il ne faut pas non plus avoir peur de le mettre en haut de page, sa présence peut rassurer l’internaute sur le fait qu’il a le choix. S’il se désabonne c’est que ça l’intéresse pas, vous qualifiez donc votre base.

Il ne faut pas oublier également qu’une personne qui de désabonne doit être désinscrire réellement de votre base et ne plus recevoir de mailing de votre part.

Ne pas tester avant d’envoyer

Si vous ne testez pas avant d’envoyer vous risquez de faire baisser votre taux de conversion. Tester sur les webmail, les clients mail, mais aussi les smartphones et les tablettes. Et surtout n’oubliez pas outlook qui ne gère pas les images de fond !

Penser qu’une fois le mail envoyé c’est fini

Il y a une vie après le mail ! Pensez à faire une version web de votre newsletter, vous pourrez ainsi la repartager sur les réseaux sociaux ainsi que sur votre site. Son contenu sera référencé et votre site en bénéficiera.

Trop de contenu à ingérer

L’ergonomie dans une newsletter est aussi importante que dans une page web, si le scroll n’empêche pas la conversion il faut tout de même respecter certaines règles. Mettez par exemple l’élément accrocheur annoncé dans le sujet en bas de mail. Évitez de mettre uniquement des images, le texte est important. N’hésitez pas à mettre une couleur de fond à vos images, sur les web mail qui bloque l’affichage des visuels le rythme de la page sera respecté.

Une étude d’eye-tracking mené par NewQuest sur les « Digital Mums » permet de mieux comprendre comment est lue l’information.

Choisir le mauvais moment

Comment choisir le bon moment pour envoyer sa campagne ? Si on peut être sur que le vendredi à 18h ne fonctionnera jamais, le créneaux idéal dépend principalement de votre secteur d’activité ainsi que de votre base. Si votre mailing est destiné aux femmes avec enfants, des plages comme le lundi matin ou le mercredi seront très bien. En revanche si votre cible est plutôt des dirigeants de PME / PMI, le samedi matin sera plus pertinent, les patrons retournent au bureau le samedi matin faire leur compta de la semaine…

Pour définir quel est votre meilleur moment d’envoi, il faut faire des tests et en tirer les conclusions, puis réessayer. Ce travail peut être à l’instar de celui du référencement un travail de longue haleine.

Les solutions existantes

 Il existe de nombreuses solutions existantes, payante ou gratuite, comme Campaign monitor, MailChimp ou encore Mailjet. Il y a de nombreux avantage à utiliser ces outils :

  • Ils sont souvent gratuit jusqu’à 2000 abonnés et 12000 emails envoyés par mois (ex : MailChimp)
  • Les mails envoyés ne sont pas considérés comme du spam, le mail de l’expéditeur étant validé au préalable par l’outil (un mail du type bernard@elysee.fr ne passera pas)
  • Vous n’avez pas à gérer de surcharge serveur lors de l’envoi
  • Vous avez des statistiques précises sur chaque mail envoyé
  • Vous pouvez lier votre newsletter avec les réseaux sociaux, ce qui permet lors de l’envoi de la campagne de relayer automatiquement la version web sur Facebook ou Twitter, avec les statistique propre à ces réseaux on peut connaitre l’impact social de la newsletter

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