Voici les slides de la conférence du 9 juin dernier sur le crowdfunding :
On remercie encore Aurélien pour son intervention, et Le Mug pour nous avoir accueilli.

« Par-fait »
« 2 fois qu’on assiste à un chambé carnet et 2 fois que les intervenants sont au top! »
« Difficile d’améliorer un excellent travail, vraiment »



Merci à tous pour votre participation et vos remarques.
Rendez-vous jeudi 30 pour le dernier apéro Web
Retrouvez tous les participants à la conférence sur le crowdfunding animée par Aurélien Magnin le 9 juin 2016.
[participants logins= »lallamelou, corinneaubert2, mbahmed, gbailhache, abaillot, sbailly, fbrun, scharvoz, ycotron, marlene, rdautelle, ndeklerk,vlachkar, jlanfrey, jlaurent, jihaisse, sergemeunier, sprimatesta, nrudelle, asaintgeorges, lserra, dsuisseguillaud, vterraillon, ttouzet, hvankilsdonk »]

Aurélien Magnin animera le 9 juin prochain le dernier Je dis Web de la saison, sur le sujet du crowdfunding.
Le crowdfunding, littéralement « financement par la foule » en anglais, désigne des méthodes de financement qui font appel à un grand nombre de personnes pour financer un projet.
Il permet grâce à ses 3 modes de financement (la pré-vente, le prêt ou la prise de capital) de s’adapter pratiquement à chaque projet.
La collaboration autour d’un projet a toujours existé. Il y a de nombreux exemples de financement faisant appel à la communauté dans l’Histoire, comme par exemple les travaux de la Statue de la Liberté qui débutèrent en 1875 après une souscription auprès de milliers de particuliers et d’entreprises.
Le crowdfunding sous sa forme actuelle (via des plateformes internet) existe depuis une dizaine d’année et s’est développé dans les usages d’abord grâce à une communication positive bien poussée et surtout grâce à une volonté croissante des populations de savoir à quoi sert leur argent quand ils en donnent ou investissent.
Absolument, c’est Internet qui permet la mise en relation entre les porteurs de projets et les souscripteurs même s’ils ne se connaissent pas ou habitent à plusieurs milliers de kilomètres l’un de l’autre. Sans ces plateformes web on n’aurait pas accès à un réseau assez important pour collecter plusieurs centaines de milliers d’euros, sauf à mobiliser des moyens médias très importants comme le fait le Téléthon.
Il existerait près de 300 plateformes actives en France, mais on assiste au fil des mois à une concentration autour des principales. Pour en citer quelques-unes : Kiss Kiss Bank Bank, Ulule, Lendopolis, Lendix, Kickstarter… ou autour de plateformes spécialisées comme Kocoriko (projets Alpins) et Enerfip (développement durable)
Le volume important de projets mis en ligne chaque jour engendre une véritable professionnalisation des campagnes pour sortir du lot.
Il ne faut pas oublier qu’au-delà des success stories, il y a plus de 50% des campagnes en don qui échouent, et malgré une forte sélectivité ce sont environ 30% des campagnes en prêt présentées au public qui n’obtiennent pas leur financement.
Il y a besoin d’une vraie réflexion et du travail pour structurer intelligemment sa campagne et remporter l’adhésion du public, ce qui fait qu’on ne peut plus vraiment parler « d’argent facile ». Au contraire il y a une réelle attention à avoir sur la rentabilité de la campagne en prenant bien en compte les dépenses notamment en communication et logistique, sinon il est très facile d’avoir une campagne qui coûte plus d’argent qu’elle n’en rapporte.
Au-delà du financement, il faut garder en tête que le crowdfunding est aussi un très bon moyen de confronter son projet à la réalité et en quelque sorte une étude de marché accélérée.
La règle générale est basée sur le « tout au rien », partant du principe que si vous n’atteignez pas le montant ciblé par votre campagne alors vous n’aurez pas la capacité à réaliser le projet que vous avez présenté. Ainsi si votre collecte échoue, vous ne toucherez pas les fonds et les souscripteurs seront remboursés automatiquement.
A contrario, lorsque le projet est réussi ou dépasse le montant ciblé, le porteur de projet touche très rapidement les fonds sur son compte (quelques jours après la collecte) et le souscripteur reçoit soit une contrepartie quelques mois plus tard, soit un remboursement progressif de sa mise de départ (avec ou sans intérêt), soit des parts de capital.
Le financement participatif est ouvert à tous, même pour des projets d’activité BtoB. C’est le marché qui décide si votre projet mérite d’être financé. On parle souvent d’une « intelligence collective » qui opère une sélection basée sur la crédibilité du porteur à tenir ses engagements et à mener à terme le projet.
Il existe toutefois des conditions spécifiques pour les campagnes à vocation d’investissement qui opèrent une sélection en se basant sur une analyse de la capacité de l’entreprise à rembourser sa levée. Ainsi il faut en général au moins 2 bilans clôturés et une activité rentable.
Si l’on considère à périmètre d’intervention égal, donc les campagnes de prêt et d’entrée au capital de TPE et PME, le crowdfunding permet de démocratiser l’accès à l’investissement.
Les plateformes apportent une simplicité d’utilisation et un souhait de présenter les projets de manière claire même pour des non-initiés.
Le ticket moyen en crowdlending est d’environ 400€ (à partir de 20 € sur la plupart des plateformes), en crowdequity il est de 4000€, alors que chez les business angels des réseaux traditionnels ce ticket est plutôt autour de 15 000 €.
La philosophie est ainsi basée sur une ouverture dans la phase de présentation du projet pour mobiliser un grand nombre d’individus, ce qui n’entre pas vraiment en concurrence avec les acteurs traditionnels du capital d’investissement.
La croissance est forte et le secteur double de taille chaque année.
Il y a les prémices d’une rationalisation avec la fermeture d’acteurs non rentables (comme My Major Company qui était l’un des pionniers dés 2008) et un rachat significatif il y a quelques semaines dans le crowdlending (Finsquare par le leader Lendix).
Les projections laissent imaginer que nous allons assister à une croissance appuyée particulièrement sur le crowdlending (financement en prêt).
On voit d’ailleurs les acteurs des télécoms et de la finance se positionner petit à petit, comme avec l’entrée d’Orange en Février au capital de Kiss Kiss Bank Bank.
De vraies évolutions sont donc à venir, à la fois en terme d’usages et de technologies (nouveaux algorithmes de décision, outils de répartition automatique des prêts…)
Envie d’en apprendre plus ? Inscrivez-vous à la conférence !

Aurélien Magnin animera le 9 juin prochain la conférence sur le crowdfunding. Petit aperçu du personnage …
Ingénieur de formation, Aurélien exerce dans le milieu du consulting depuis plus de 8 ans. Il intervient régulièrement en mode projet auprès d’entreprises situées dans le sillon alpin, petites ou grandes structures. Ces différentes expériences et missions passées lui permettent de contribuer à des projets d’organisation interne de l’entreprise, de stratégie, et de fusion-acquisition (cession, acquisition, levée de fonds).
Il a notamment co-fondé l’Appartelier à paris en 2012, lieu permettant de découvrir la cuisine sous toutes ses formes.
Il participe également en tant qu’investisseur au développement de quelques entreprises innovantes.
Il est depuis 3 ans Directeur consultant en développement d’entreprise chez MG Consulting.
MG est le premier partenaire conseil des entrepreneurs dans les Alpes depuis plus de 50 ans. Ils accompagnent le développement des acteurs économiques en Savoie, Haute-Savoie et Isère.
À la recherche constante de financement, ils ont conscience de la révolution qui est en cours dans les modes de financement traditionnels : le financement bancaire reste un incontournable, mais il n’est plus suffisant pour couvrir l’ensemble des besoins des entreprises, il est donc nécessaire de se tourner vers d’autres acteurs. Ils se tournent donc aussi vers la recherche de subventions ou prêts d’honneur (BPI, région Rhône-Alpes, Réseau Entreprendre…), de fonds propres (auprès de business angels ou fonds d’investissements) ou encore de financements participatifs, thème de notre conférence.
Aurélien intervient ainsi, dans le cadre de son travail, sur les projets de levées de fonds et de campagnes crowdfunding. Au cours de la soirée, il vous présentera ainsi le crowdfunding et vous fera part de ses expériences.
N’attendez plus, inscrivez-vous et retrouvez Aurélien le 9 juin prochain !

Le financement participatif est en plein essor depuis 5 ans à l’étranger comme en France : sur notre territoire les montants collectés doublent chaque année pour atteindre en 2015 quasiment 300M€.
Les plateformes qui proposent de présenter ces projets sont de plus en plus nombreuses (plus de 300 en France, aux réussites contrastées). Au travers de ses 3 modes de financement (pré-vente, prêt ou capital), le crowdfunding peut s’adapter quasiment à chaque cas d’entreprise.

C’est Aurélien Magnin, qui animera ce dernier « Je dis Web » de la saison 2015-2016. Il est consultant au sein du groupe M.G. Consulting et il intervient notamment sur les projets de levées de fonds et de campagnes crowdfunding.
Au cours de cette soirée, il partagera son expérience et sa connaissance du financement participatif. Il vous présentera le panorama des plateformes et il vous donnera des bonnes pratiques pour assurer le succès de votre campagne.
La soirée aura lieu le jeudi 9 juin 2016 à partir de 18h45 à l’espace de coworking le mug, 129 rue Sommeiller, 73000 Chambéry
Afin de vous accueillir dans les meilleures conditions l’inscription est obligatoire et une participation de 12€ sera demandée (10€ pour les étudiants et demandeurs d’emploi, sur présentation d’un justificatif).
A bientôt !