Étiquette : interview

  • #interview : Renaud CHARLES nous parle de l’évolution des métiers du digital

    Le 6 juin prochain, Renaud CHARLES animera la conférence « Les métiers et carrières du digital ». Nous leur avons posé quelques questions sur le sujet.

    Chambé-Carnet : Qu’entend-t-on par “Métier du digital” ?

    Renaud CHARLES : Il existe environ 80 métiers qui sont répartis dans différents types d’activité. Nous utilisons tous les jours un ordinateur, smartphone ou tablette. Mais pour cela, il faut fabriquer les composants, assembler les appareils, installer un système qui leur permet de fonctionner. Il reste alors à le connecter à un réseau télécom pour accéder aux informations, jeux et applicatifs favoris. Sans compter que dans les entreprises, les ordinateurs fonctionnent en réseau avec des données très volumineuses à stocker et protéger.

    Chambé-Carnet : Quels types d’entreprises recrutent dans le digital ?

    Renaud CHARLES : Plus de la moitié des recrutements sont en lien avec des entreprises rattachées à la branche professionnelle du numérique qui est divisée en 3 activités : les entreprises de service du numérique ESN, les éditeurs de logiciel EDL et les entreprise de l’ingénierie et conseil en technologie ICT. Le reste est diffus et reparti dans une multitude d’entreprises. Pour exemple, Pôle emploi a mis en place un programme ambitieux avec une offre de service numérique très développée. Ce virage numérique a été très rapide, au point que certains (usagers comme employés) doivent s’adapter pour utiliser ces outils.

    Chambé-Carnet : Qu’en est-il pour la Savoie et la Haute-Savoie ?

    Renaud CHARLES : Les Savoie sont au carrefour d’un triangle Lyon-Grenoble-Genève. Les offres d’emploi sont concentrées sur le Rhône et l’agglomération grenobloise. Pour autant, nous avons des entreprises qui recrutent régulièrement.

    Chambé-Carnet : Quels sont les métiers les plus demandés actuellement par les recruteurs ?

    Renaud CHARLES : Depuis plusieurs années, les profils les plus recherchés sont les développeurs suivis des techniciens de maintenance informatique et les administrateurs système.

    Chambé-Carnet : Comment anticiper les changement du secteur quand on est candidat ou en poste ?

    Renaud CHARLES : Il faut être curieux et se tenir informer sur les tendances. Les salariés du secteur du numérique participent souvent de leur propre initiative à des temps d’échange et de partage avec des confrères. Ils s’échangent trucs et astuces pour contourner les difficultés rencontrées ou accélérer le traitement de leur projet. Cela peut se faire via des forums ou des temps de réseautage physique. Pour les candidats, les réseaux sociaux et des recherches sur internet sont une mine d’information. Il faut cependant comme pour tout sujet faire attention à ces sources et ne pas se contenter d’une seule entrée de données.

    Chambé-Carnet : Se reconvertir, est-ce difficile aujourd’hui ?

    Renaud CHARLES : Selon votre projet, cela peut demander plus ou moins de temps pour se concrétiser. Les tendances actuelles sont à la diversification des supports de formation, l’individualisation des parcours et la validation de blocs de compétences. Cela permet de morceler le parcours en étapes et de ne s’investir que sur le nécessaire. L’évolution des métiers s’accélérant, la reconversion peut s’avérer incontournable. Reste à faire les bons choix…

    Chambé-Carnet : Merci Renaud d’avoir répondu à nos questions, nous avons hâte de vous voir intervenir sur le sujet le 6 juin.

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  • #interview : Jérôme de Nomazy nous parle de l’IA

    #interview : Jérôme de Nomazy nous parle de l’IA

    Chambé-Carnet : Qu’entends-t-on par “IA” ? Une simple machine à café programmable possède-t-elle une IA ?

    Jérôme : L’expression « Intelligence Artificielle » est censé couvrir l’ensemble des technologies et techniques permettant à une machine de simuler l’intelligence. En théorie, cela devrait donc principalement traiter de processus comme l’apprentissage, le raisonnement et la mémoire. Rien à voir donc avec une machine à café programmable ou un logiciel de traitement de texte qui suivent des processus bien définis à l’avance, qu’ils soient simples ou complexes.

    CC : Le terme IA, dont on entend beaucoup parler en ce moment (chatbot, …), n’est-il pas utilisé abusivement ?

    Jérôme : Si on reprend la définition ci-dessus, il est clair que le terme est utilisé de façon très abusive. La plupart du temps, dès qu’un logiciel met en œuvre des techniques de type « machine learning », (c’est-à-dire un logiciel dont l’algorithme se construit par expérience et non par programmation), « on » entend parler d’IA.
    Or, la capacité d’apprentissage n’est qu’une des particularités de l’intelligence. Un chatbot peut, par exemple, utiliser des techniques de compréhension du langage naturel pour interagir avec un utilisateur.
    Cela ne le rend pas intelligent pour autant.

    CC : L’IA touche tout les domaines, dont celui de la Défense, et plusieurs personnalités (Hawking, Musk, Gates) ont émis des réserves à son sujet, sur la “mauvaise” utilisation qui pourrait en être fait: qu’en est-il ?

    Jérôme : Les technologies de machine learning et de compréhension du langage, liées à des puissances de calculs toujours plus grandes, vont permettre de construire des logiciels dont les capacités de traitement de données vont largement dépasser les capacités humaines. C’est une chance formidable dans un tas de domaine. Par exemple, pour définir le meilleur traitement possible pour un malade, un système pourra lire et comprendre l’ensemble des études cliniques existant dans le monde entier et faire des recommandations appropriées. Un médecin ne pourra jamais faire cela mais s’appuiera sur ces outils dans son métier. C’est pour cela que je préfère parler d’Intelligence Augmentée. Comme toute technique, l’IA peut-être utilisée à des fins moins positives ou morales.
    L’éthique de l’IA est un vrai sujet qui est aujourd’hui à l’agenda de tous les acteurs privés et publiques.

    CC : IA et respect de la vie privée, est-ce que ces concepts sont forcément antinomiques ?

    Jérôme : C’est d’avantage l’utilisation des données personnelles qui est un sujet de vie privée : quand nous utilisons des services en ligne gratuit, nous donnons accès à nos données aux fournisseurs de ces services voire nous leur donnons même la propriété (lisez toujours attentivement les conditions d’utilisation 🙂 ). Ensuite ces données sont sources de profits souvent très importants. Je crois que nous manquons d’éducation et d’information sur ces enjeux.

    CC : C’est quoi le programme IBM Watson ? Un lien avec Sherlock ?

    Jérôme : En 2011, IBM a créé « Watson », du nom du fondateur d’IBM, un programme ambitieux qui joua et gagna à Jeopardy (l’équivalent américains de Questions pour un champion) face aux 2 meilleurs joueurs du monde. Il s’agissait au départ d’un challenge technologique dont le but était de démontrer qu’un logiciel pouvait comprendre une question complexe du type :
    « Recherché pour le vol d’une miche de pain dans Les Misérables » et surtout fournir une réponse (ici Jean Valjean) en 2 ou 3 secondes.
    Depuis, beaucoup de chemin a été parcouru. Watson est à présent un ensemble de « services » : compréhension du langage, d’images, de la voix, assistant virtuel, machine learning, …
    Il est accessible depuis le Cloud et donc accessible à chacun !

    CC : Au cinéma (Terminator, A.I. Intelligence artificielle ou encore i Robot pour ne citer qu’eux), dans les jeux vidéo (dont l’assistante personnelle « Cortana » de Microsoft est inspiré), on voit des IA fictives très évoluées. Peut-on s’attendre à un tel niveau dans les décennies à venir ou cela restera-t-il de la fiction ?

    Jérôme : Que l’on construise des IA spécialisées et dépassant les humains sur un domaine spécifiques est très prévisible. La création de systèmes plus généralistes voire ce qu’on appelle une singularité, est plus délicat et complexe. Les plus optimistes n’imaginent pas cela avant plusieurs décennies. Personnellement, je me méfie des prévisions à plus de 10 ans. Regardez l’Iphone né il y a 10 ans : qui aurais pu penser que le smartphone transforme autant la société en 10 ans ?

    CC : L’assistant personnel qui s’occupe des tâches du quotidien à notre place sera-t-il une réalité bientôt ?

    Jérôme : Je crois davantage en une multitude d’assistants spécialisés, au moins dans un premier temps. Mais c’est déjà le cas avec la domotique ou les robots aspirateurs !

    CC : Le transhumanisme passera-t-il par l’IA ?

    Jérôme : L’être humain, en tous cas Homo Sapiens, n’a cessé de s’augmenter au fil des millénaires : outils, lunettes, voitures, ordinateurs, médicaments. L’augmentation de nos capacités cognitives peut être considérée comme une nouvelle étape du transhumanisme. Néanmoins, ce sont plus les nanotechnologies et les biotechnologies qui auront un impact majeur.

    CC : Merci Jérôme d’avoir répondu à nos questions.
    Nous pensons comprendre un peu mieux ce qu’est l’Intelligence Artificielle maintenant, et avons hâte de te voir intervenir sur le sujet le 17 mai prochain.

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  • #interview : internet, un outil ou une fin en soi ?

    #interview : internet, un outil ou une fin en soi ?

    Vivre sans internet, ça veut dire quoi ?

    Pascal : Ne pas utiliser son smartphone de la journée… et ne pas allumer l’ordinateur 😉

    Fabrice : On pourrait aussi dire que vivre sans internet c’est vivre en local. Ne plus avoir une interface machine entre les gens, vivre physiquement avec les autres !

    Comment le numérique modifie-t-il nos relations aux autres ?

    Pascal : Il démultiplie nos capacités de communiquer, mais notre cerveau reste essentiellement monotâche. Du coup, c’est un peu compliqué.

    Fabrice : Oui. Le numérique, que ce soit applications, intelligence artificielle ou autres,  n’est qu’un ensemble d’outils pour soutenir le développement de notre intellect, de notre société…
    Et ce n’est pas une solution en soi, la solution est ailleurs 🙂

    Comment remettre l’humain au cœur des process de communication

    Pascal : Arrêter d’y mettre des machines ?

    Fabrice : Plus sérieusement il faut porter une analyse de nos systèmes sociétaux et voir comment les flux de communication sont structurés. C’est ici qu’entre en jeu le design systémique…

    Comment gérer une relation client sans internet ?

    Pascal : Si le client est un humain, ça doit pouvoir encore le faire…

    Fabrice : Attention spoiler 🙂
    Nous verrons le 30 novembre comment les hommes préhistoriques étaient de très bon collaborateurs… alors qu’il n’avait pas encore internet !

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  • #interview : Jean-Pierre Bruandet

    #interview : Jean-Pierre Bruandet

    Le 18 mai prochain aura lieu la conférence/atelier sur « l’agilité, vecteur de bien être et levier de performances » animé par Jean-Pierre Bruandet. Nous lui avons posé quelques questions sur le sujet.

    En deux mots, qu’est-ce que l’agilité ?

    L’Agilité est un mode de pensée, une culture mettant en avant l’individu comme créateur de valeur, la définition du sens de notre travail, l’amélioration en continue et le travail en juste quantité et qualité. Elle s’appuie sur des valeurs et des principes qui pour être fort de sens doivent être choisis de manière consensuelle au sein de l’organisation.

    Quand on parle d’agilité, on pense surtout aux méthodes de gestion dédiées aux projets informatiques, « Scrum » par exemple, peut-on l’utiliser dans d’autres domaines ?

    Le mouvement Agile a démarré il y a une trentaine d’années. L’industrie du logiciel a vu dans cette approche un moyen efficace de développer des solutions logicielles innovantes grâce à une démarche incrémentale et itérative générant un feedback constant provenant du client. Il a aussi permis une meilleure interaction et communication entre les membres des équipes afin d’améliorer leur performance. Mais les effets bénéfiques ne sont possibles que si l’ensemble d’une organisation souhaite changer de paradigme. Le mouvement agile s’est alors développé au nouveau du management et des organisations dans un seul but : être innovant, efficace et adaptable en permanence.

    Y a-t-il un type d’entreprise plus concerné par l’agilité ? L’agilité est-elle adaptée à tous ?

    L’Agilité est aujourd’hui présente dans tout type d’organisation : industrie manufacturière, service, banque, assurance…
    Il faut bien prendre conscience du fait que l’Agilité ne doit pas être considérée comme une boîte à outils pour devenir Agile.  C’est réellement une philosophie, qui recommande des pratiques devant bien entendu être adaptée à leur contexte sous peine d’échouer.

    Qu’apportent les méthodes agiles dans une entreprise ? Facilitent-elles la résolution des problèmes ?

    Le contexte social et économique est incertain, imprédictible sur le long terme. L’Agilité constitue un moyen incontournable pour répondre aux enjeux de développement et de pérennité des entreprises. Elle recommande une organisation structurelle, humaine et matérielle favorisant les échanges, l’engagement des équipes et la recherche de solutions collectives.
    Le partage des connaissances, la transparence dans la communication, la confiance dans l’individu, la performance de l’intelligence collective, la bienveillance, l’innovation en continue… tous ces éléments contribuent à faciliter la résolution des problèmes rencontrés.

    Quel est le bénéfice de l’agilité pour les salariés (et les managers) ? Y a-t-il un lien entre agilité et entreprise où il fait bon travailler ?

    Une bonne pratique de l’Agilité nécessite un changement de culture au sein de l’entreprise. Les organisations doivent privilégier les équipes auto-organisées et stimuler l’intelligence collective. Les bénéfices sont alors multiples. Les salariés se sentent responsabilisés, reconnus et mieux dans leur relation avec le travail et leurs collègues. Le manager quant à lui retrouve lui aussi un mieux-être. Le rôle de manager est devenu difficile, anxiogène et démotivant. Le manager Agile n’est plus dans le commander et contrôler, mais il se met au service de son équipe. Il devient un servant leader et la différence est significative quant à l’épanouissement des managers.
    De nombreuses études (qui seront évoquées lors de la conférence)  font d’ailleurs état de cette symbiose entre l’Agilité et le bienêtre au travail.

    Quels sont les freins à la mise en place de ces méthodes ?

    La transformation Agile est difficile, car elle correspond à l’introduction d’une culture « Agile » dans la culture actuelle de l’organisation. On retrouve alors des réticences à tous les niveaux. Cette transformation s’associe de changements plus ou moins profonds et ces derniers créent de la peur : la peur de perdre du « pouvoir », la peur de l’autonomie, la peur de ne pas savoir évaluer des objectifs collectifs et de ne pas pouvoir pointer du doigt des responsables ou tout simplement la peur d’évoluer dans un contexte non déterministe et non régit par la sacro sainte règle de la causalité.

    Quels conseils donner à une organisation qui souhaiterait se lancer dans une démarche agile ?

    Une transition agile s’inscrit dans la durée. La mise en place doit se faire pas-à-pas, tout comme les projets sont réalisés pas-à-pas. Ensuite, ces approches sont basées sur l’empirisme. Tout naturellement, il faut utiliser les 3 leviers qui sont la transparence, l’inspection  et l’adaptation. Enfin, pour avoir un succès fort il faut « ré-humaniser » le travail et favoriser la communication, la bienveillance, l’introspection, le partage du sens et ré-instaurer la culture de l’essai-erreur.

    Un grand merci à Jean-Pierre et rendez-vous le 18 mai !

  • #interview : quels sont les enjeux de la cybersécurité

    #interview : quels sont les enjeux de la cybersécurité

    Pirate repenti, membre de CyberSecurity Alliance, Arnaud Velten contribue au Sommet de l’intelligence économique de la Sécurité et de la Sûreté de Chamonix sous le patronage de l’IHEDN. Membre des organismes professionnels d’intelligence économique Français le SYNFIE et Suisse : SwissIntel, spécialisé dans la vulgarisation des nouvelles pratiques, il contribue à divers événements de CyberSécurité en qualité d’Influenceur (CybSec Conf) ou Conférencier. (Wine-GrappaHat)

    Arnaud Velten :

    Il me paraît plus intéressant de vous donner un avis puis de vous sourcer quelques  articles/links, de sorte que vous fassiez par vous-même votre opinion

    D’autre part je parle en mon nom propre, en aucun cas au nom du service, ni des associations dont je suis membre, par conséquent je ne parle pas au nom de la DGSI.

    Je présente uniquement mon point vue, qui ne saurait remettre en cause l’expertise de vos interlocuteurs de prédilection.

    L’informatique, la cyber et ses enjeux constituent un univers en perpétuelle mutation : nous vous conseillons de prendre plusieurs avis, et de tenir une veille régulière des évolutions.

    Cyberattaques, ransomware, phishing… Qu’est-ce que c’est ? Est-ce “réservé” aux pros ou bien les particuliers sont-ils aussi dans le viseur ?

    Bonne question … Est-ce que les délinquants ne volent que les voitures d’entreprises ?

    Hélas non, ce qu’il faut bien comprendre c’est qu’il est moins risqué (hélas) d’être malhonnête dans le monde numérique que dans le monde réel (ndlr : #IRL).

    Le cyber délinquant a plusieurs méthodes d’attaques, je crois que pour mieux les comprendre il est préférable de chercher à comprendre l’effet (objectif) attendu du cyber délinquant

    • Le phishing vise à s’approprier des informations sensibles : login/mot de passe et informations bancaires ou administratives (CAF, état civil … )
    • Le ransomware consiste à infecter votre matériel informatique et à chiffrer son contenu. On vous propose ensuite son déchiffrement contre une raçon, avec la menace que le ransomware supprime tout …
      En 2016 on comptait une attaque toutes les 40 secondes  (12-2017)
    • La cyber attaque : Il en existe plusieurs, de diverses formes mais la plus connue reste le DDOS (Deny of service). Pour simplifier vous allez surcharger de requêtes (de demande d’information) le serveur cible et ainsi provoquer l’effondrement de son infrastructure digitale …

    Quels sont les enjeux de la cybersécurité ?

    La cyber sécurité, c’est votre ceinture de sécurité informatique ! 🙂

    Les normes de sécurité existent, mais il y a encore peu de temps peu de personnes étaient conscientes des enjeux…

    De récents évènements Stuxnet, Mirai et la révélation d’Edward Snowden on fait prendre conscience de l’importance de la cybersécurité…

    L’absence de condamnation pour les entreprises qui n’assuraient pas la protection des données contribuait jusqu’à maintenant à un certain laisser aller…

    Les choses évoluent. Les premières condamnations commencent à tomber: Ashley Madison paye une amende salée de 1,6 millions de dollars (2016).

    Il n’y a pas une journée sans qu’une faille importante ne soit découverte. Il y a même un marché des failles et des brokers de failles.
    Dites-moi ce qui ne dépend pas d’un ordinateur…

    Prenez l’électricité (nucléaire, centrale hydroélectrique), ou des domaines comme la banque et les hôpitaux. Par chance, nous avons de très bons informaticiens et des services  reconnus et très pointus, notamment l’ANSSI…
    GUIDE D’HYGIÈNE INFORMATIQUE (2017)

    La cyber sécurité englobe plusieurs domaines, entre autres, la protection de vos données personnelles, votre historique de recherche ou vos données médicales.

    La CNIL fournit un travail remarquable :
    Maîtriser mes données & 10 conseils pour rester net sur le web

    Où réside le principal danger de l’identité numérique face à la cyber menace et qui sont les plus vulnérables ?

    Perdre le contrôle sur son identité numérique, ou sa réputation, voire, pour une entreprise, être parasité par un concurrent…

    Je vous renvoie au témoignage de Sylvain : il raconte avoir été ruiné dans sa vie personnelle, professionnelle et financière : « Sylvain & Viviane Briant »

    Pour l’expert Thomas Leger Quelques conseils pour éviter l’usurpation d’identité  (2016)
    “Rendre publiques votre date de naissance, vos photos de vacances ou celles de vos enfants, vos loisirs ou encore votre géolocalisation vous expose considérablement. Il faut être conscient que chaque élément que vous injectez sur le Net peut devenir un indice pour une personne malintentionnée.”

    Vous pouvez vraiment perdre le contrôle de votre identité numérique !
    Sans rentrer dans les détails, voler une identité n’est pas particulièrement difficile …

    “Jardinier à Campénéac (Morbihan), Thierry Plevenage s’est fait voler son identité. Une personne s’en sert pour ouvrir des comptes et créer des sociétés, mais c’est lui qui est privé de carte d’identité… (Source : ouest-france)

    Quelles sont les conséquences d’une attaque sur la vie privée ? Et la vie d’une entreprise ?

    La vie privée n’existe plus pour Marc Dugain, Invité du Club de la presse, Marc Dugain, écrivain, réalisateur et scénariste, dénonce dans son livre L’homme nu, la dictature invisible, les méfaits du numérique sur la vie privée.

    Suite à un échange avec Alexis Rousel je rejoins l’idée que nous avons, en quelque sorte, une « couche numérique » qui vient de s’ajouter aux droits protégeant notre intégrité.

    Il existe une multitude d’attaques sur les entreprises, qui peuvent se combiner avec des attaques sur les personnes ou des groupes. Une attaque informatique peut avoir plusieurs objectifs : il est toujours important de se demander comment et pourquoi…

    On peut, dans les grandes lignes, parler de conséquences financières, juridiques, individuelles (réputation). Voir l’affaire Ashley Madison.
    Pour aller plus loin : Cyberattaques : les conséquences sont multiples

    Face à cette menace, comment se protéger ?

    Certain, vous diront que la meilleure défense c’est l’attaque…
    Je vous répondrais que la meilleure défense c’est plutôt le bon sens…

    Dans la majorité des cas les attaques réussies ont été rendues possibles par une inattention, une peur, ou l’urgence : ce sont des méthodes de Social Engineering

    Les cyber délinquants les utilisent pour jouer sur votre psychologie.

    La CNIL fait un travail exemplaire et reconnu au niveau européen. Les choses avancent…

    Loi Numérique : la CNIL pourra infliger des amendes de 20 millions d’euros (2016)

    Pour mémoire la CNIL est l’autorité administrative indépendante qui veille à ce que l’informatique ne porte pas atteinte aux libertés, aux droits, à l’identité humaine ou à la vie privée. (Source : linternaute)

    On entend souvent dire “Je n’ai rien à cacher, je n’ai pas besoin de sécuriser mes données”. Est-ce vrai ?

    Oui enfin ça, c’est vite dit…

    « Prétendre que votre droit à une sphère privée n’est pas important parce que vous n’avez rien à cacher n’est rien d’autre que de dire que la liberté d’expression n’est pas essentielle, car vous n’avez rien à dire » — Edward Snowden, lanceur d’alertes.

    C’est vraiment une question casse gueule entre nous. Je suis pour la protection des données personnelles et je travaille pour le respect de la vie privé.

    Toutefois, nous sommes face à une situation particulière.

    Il paraîtrait mal-venu de critiquer les choix d’institutions qui travaillent au quotidien à assurer la sécurité de chacun …
    On parle rarement de la protection de l’emploi et de la lutte contre l’ingérence économique et digitale, c’est-à-dire la protection de notre économie et des emplois liés… Les exemples sont multiples « flash » à propos d’ingérence économique DGSI … (2017)

    (Flash : vise à illustrer la diversité des situations auxquelles les entreprises sont susceptibles d’être confrontées, à la faveur d’une culture de sécurité interne)

    Si on prend un peu de recul, c’est assez cocasse, car on veut bien être surveillé par des entreprises dont l’objectif est le profit, mais on ne veut pas être surveillé par des services dont l’objectif est de nous protéger …
    Ensuite, la surveillance existe dans les entreprises et des salariés ont même perdu leur travail pour des propos publiés sur des profils facebook ouverts.
    Licenciement pour faute suite aux propos diffusés sur Facebook contre son employeur
    La vigilance est toujours de rigueur selon moi …
    Comme je le disais  en 2015 j’ai beaucoup de respect pour les gens du renseignement, mais je suis contre les polices politiques …

    Les objets connectés sont de plus en plus nombreux et il devrait y en avoir de plus en plus. Ces objets véhiculent des informations, sont-ils fiables ?

    Croire à la sécurité des objets connectés est une farce …

    « En termes de sensibilisation à la cybersécurité, l’Internet des Objets a au moins 20 ans de retard par rapport à l’industrie des logiciels. » Via L’Internet des Objets et la Sécurité (2016).

    Si vous souhaitez approfondir : L’Internet des Objets (obscurs), guide pour se protéger activement face à la menace (2017)

    Comment et qui collecte ces informations ? À quoi servent-elles ?

    Les données remontent vers un « serveur central » « quelque part » mais comme l’indique le TOS (Terms Of Services) vous êtes consentant, sinon vous ne pouvez pas activer votre objet. En gros, vous signez un chèque en blanc, à une entreprise qui ne vous garantit rien, sauf que cela devrait bien se passer « normalement »… dans la grande majorité des cas…

    Je vous renvoie vers l’édifiant article : une avocate a réécrit les conditions d’utilisation d’Instagram comme si elles étaient expliquées à un enfant de 8 ans…

    Comment les métadonnées permettent de vous surveiller (expliqué en patates) (2015 Vidéo de 5mn)

    À quoi servent les données ? Bonne question ! Je vous répondrais : à vous profiler et vous faire des offres qui correspondent à ce que les algorithmes considèrent comme étant ce dont vous avez besoin… C’est un peu comme un CRM… Vous le remplissez de données et cela vous aide dans votre rapport au client. Le point qui n’est que rarement abordé c’est que le croisement de base de données n’est pas autorisé en France, tandis que dans d’autres pays, il l’est…

    https://www.youtube.com/watch?v=5otaBKsz7k4

    Big data : données, données, donnez-moi ! #DATAGUEULE 15 (2015 Vidéo 4m)

    Quels types de données peuvent-être collectées ?

    Tout, mais faut pas le dire… Enfin, cela dépend par qui…

    Il faut comprendre que plus de 90% du trafic Internet passe par des câbles sous-marins… Les câbles sous-marins, clé de voûte de la cybersurveillance (2013)

    Donc en gros tout passe par ces câbles …

    La question n’est pas là, je pense, mais plutôt sur ce qui se passe actuellement quand les sites vous utilisent comme des cobayes… Je me permets d’attirer votre attention sur un sujet qui avait fait débat en 2014 : Freud 2.0 : Facebook manipule nos émotions, la tech veut percer nos rêves (2014)

    Les moteurs renvoient des réponses calibrées sur du profilage donc sur les convictions de l’utilisateur et renforcent ainsi les personnes dans leurs propres croyances …
    Sur Internet, l’invisible propagande des algorithmes, là aussi ça peut générer certains biais …

    Il existe des outils pour analyser cette masse importante.
    Palantir est actuellement le plus connu :

    Est-ce que le traitement des données “certifiées” est géré par l’État français ou des sociétés françaises ?

    Sauf erreur, en France, je vous dirigerais vers : hexatrust
    Le Clusis de votre région : ClusiR
    Et, bien évidement, les correspondants CNIL

    Récemment l’ANSSI a lancé lors du FIC : SecNumedu, un label de formations initiales en cybersécurité de l’enseignement supérieur, pour ceux que cela passionnent.
    L’armée Française recrute officiellement depuis 2017 des “combattants numériques”.

    Points & Anecdotes & Bonus

    Un grand merci à Arnaud Velten pour le temps qu’il nous a consacré pour répondre à nos questions et chercher des références utiles à notre compréhension.

    Pour en savoir plus, venez participer à la conférence sur l’identité numérique face à la cybermenace qui aura lieu le 16 mars 2017.

  • #Interview : Stéphane Ridel

    #Interview : Stéphane Ridel

    Le 1 décembre prochain, Stéphane et Guilhem animeront la conférence « Travailler autrement, prendre des risques, réussir ou rebondir ». Nous leur avons posé quelques questions sur le sujet.

    Travailler autrement, ça veut dire quoi concrètement ?

    Être à l’écoute de soi et des autres, donner du sens à ce qu’on fait, partager les idées et les responsabilités, travailler en coopération et non en collaboration.

    D’après vous, que cherche-t-on dans le travail ?

    La liberté, la responsabilité, la créativité, l’épanouissement et la reconnaissance …

    Doit-on avoir peur de ne pas être salarié ?

    Oui si c’est au détriment à terme des droits et de la protection attaché au statut de salarié.
    Non si c’est pour s’affranchir d’une organisation hiérarchique qui ne permet pas l’expression de ses idées et besoins.

    Quelle est la place de l’humain dans le travail aujourd’hui ?

    Il n’y a pas de débat pour moi : elle est centrale et le restera indépendamment de toutes les mutations économiques et technologiques.

    Réussir dans le travail, c’est quoi ?

    La nécessité de réussir est un paradigme, que ce soit dans les sphères professionnelles, familiales ou amicales. Je ne crois pas que la réussite soit une fin en soi, ce qui importe c’est de se sentir bien.

    Comment savoir quand le projet n’aboutira pas ?

    Quand la motivation et la conviction n’y sont plus.

    Peut on entreprendre et rebondir sereinement ?

    Il y a une recherche d’adrénaline et d’exploration dans l’envie d’entreprendre, on quitte sa zone de confort. Mais on peut le faire tout en se sécurisant.

    Impatient d’en apprendre plus ? Inscrivez-vous à la conférence !

  • Interview d’Aurélien Magnin

    Interview d’Aurélien Magnin

    Aurélien Magnin animera le 9 juin prochain le dernier Je dis Web de la saison, sur le sujet du crowdfunding.

    Crowdfunding, ou financement participatif, qu’est-ce que c’est ?

    Le crowdfunding, littéralement « financement par la foule » en anglais, désigne des méthodes de financement qui font appel à un grand nombre de personnes pour financer un projet.
    Il permet grâce à ses 3 modes de financement (la pré-vente, le prêt ou la prise de capital) de s’adapter pratiquement à chaque projet.

    Cette « consommation collaborative » : est-ce vraiment nouveau ou cela existe-il depuis longtemps ?

    La collaboration autour d’un projet a toujours existé. Il y a de nombreux exemples de financement faisant appel à la communauté dans l’Histoire, comme par exemple les travaux de la Statue de la Liberté qui débutèrent en 1875 après une souscription auprès de milliers de particuliers et d’entreprises.
    Le crowdfunding sous sa forme actuelle (via des plateformes internet) existe depuis une dizaine d’année et s’est développé dans les usages d’abord grâce à une communication positive bien poussée et surtout grâce à une volonté croissante des populations de savoir à quoi sert leur argent quand ils en donnent ou investissent.

    L’internet a-t-il permis de démocratiser ce système ?

    Absolument, c’est Internet qui permet la mise en relation entre les porteurs de projets et les souscripteurs même s’ils ne se connaissent pas ou habitent à plusieurs milliers de kilomètres l’un de l’autre. Sans ces plateformes web on n’aurait pas accès à un réseau assez important pour collecter plusieurs centaines de milliers d’euros, sauf à mobiliser des moyens médias très importants comme le fait le Téléthon.
    Il existerait près de 300 plateformes actives en France, mais on assiste au fil des mois à une concentration autour des principales. Pour en citer quelques-unes : Kiss Kiss Bank Bank, Ulule, Lendopolis, Lendix, Kickstarter… ou autour de plateformes spécialisées comme Kocoriko (projets Alpins) et Enerfip (développement durable)

    Le crowdfunding : un moyen facile pour se faire de l’argent ou une réelle innovation dans la récolte de fond et la concrétisation de projet ?

    Le volume important de projets mis en ligne chaque jour engendre une véritable professionnalisation des campagnes pour sortir du lot.
    Il ne faut pas oublier qu’au-delà des success stories, il y a plus de 50% des campagnes en don qui échouent, et malgré une forte sélectivité ce sont environ 30% des campagnes en prêt présentées au public qui n’obtiennent pas leur financement.
    Il y a besoin d’une vraie réflexion et du travail pour structurer intelligemment sa campagne et remporter l’adhésion du public, ce qui fait qu’on ne peut plus vraiment parler « d’argent facile ». Au contraire il y a une réelle attention à avoir sur la rentabilité de la campagne en prenant bien en compte les dépenses notamment en communication et logistique, sinon il est très facile d’avoir une campagne qui coûte plus d’argent qu’elle n’en rapporte.
    Au-delà du financement, il faut garder en tête que le crowdfunding est aussi un très bon moyen de confronter son projet à la réalité et en quelque sorte une étude de marché accélérée.

    Que se passe-t-il lorsque le projet échoue : les fonds sont redistribués ? et au contraire lorsqu’il réussit : récupère-t-on d’une façon ou d’une autre sa « mise de départ » ?

    La règle générale est basée sur le « tout au rien », partant du principe que si vous n’atteignez pas le montant ciblé par votre campagne alors vous n’aurez pas la capacité à réaliser le projet que vous avez présenté. Ainsi si votre collecte échoue, vous ne toucherez pas les fonds et les souscripteurs seront remboursés automatiquement.
    A contrario, lorsque le projet est réussi ou dépasse le montant ciblé, le porteur de projet touche très rapidement les fonds sur son compte (quelques jours après la collecte) et le souscripteur reçoit soit une contrepartie quelques mois plus tard, soit un remboursement progressif de sa mise de départ (avec ou sans intérêt), soit des parts de capital.

    N’importe qui peut se lancer dans une demande de financement participatif ?

    Le financement participatif est ouvert à tous, même pour des projets d’activité BtoB. C’est le marché qui décide si votre projet mérite d’être financé. On parle souvent d’une « intelligence collective » qui opère une sélection basée sur la crédibilité du porteur à tenir ses engagements et à mener à terme le projet.
    Il existe toutefois des conditions spécifiques pour les campagnes à vocation d’investissement qui opèrent une sélection en se basant sur une analyse de la capacité de l’entreprise à rembourser sa levée. Ainsi il faut en général au moins 2 bilans clôturés et une activité rentable.

    Y’a-t-il une concurrence avec d’autres acteurs (investisseurs privés, business angels…) ?

    Si l’on considère à périmètre d’intervention égal, donc les campagnes de prêt et d’entrée au capital de TPE et PME, le crowdfunding permet de démocratiser l’accès à l’investissement.
    Les plateformes apportent une simplicité d’utilisation et un souhait de présenter les projets de manière claire même pour des non-initiés.
    Le ticket moyen en crowdlending est d’environ 400€ (à partir de 20 € sur la plupart des plateformes), en crowdequity il est de 4000€, alors que chez les business angels des réseaux traditionnels ce ticket est plutôt autour de 15 000 €.
    La philosophie est ainsi basée sur une ouverture dans la phase de présentation du projet pour mobiliser un grand nombre d’individus, ce qui n’entre pas vraiment en concurrence avec les acteurs traditionnels du capital d’investissement.

    Peut-on attendre de grand bouleversement dans les années à venir, ou de nouvelle façon de financer un projet ?

    La croissance est forte et le secteur double de taille chaque année.
    Il y a les prémices d’une rationalisation avec la fermeture d’acteurs non rentables (comme My Major Company qui était l’un des pionniers dés 2008) et un rachat significatif il y a quelques semaines dans le crowdlending (Finsquare par le leader Lendix).
    Les projections laissent imaginer que nous allons assister à une croissance appuyée particulièrement sur le crowdlending (financement en prêt).
    On voit d’ailleurs les acteurs des télécoms et de la finance se positionner petit à petit, comme avec l’entrée d’Orange en Février au capital de Kiss Kiss Bank Bank.
    De vraies évolutions sont donc à venir, à la fois en terme d’usages et de technologies (nouveaux algorithmes de décision, outils de répartition automatique des prêts…)

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  • Interview de Matteo Mazzeri

    Matteo Mazzeri animera le prochain Je dis Web sur les smartcities qui aura lieu le 10 mars prochain.

    Afin d’en savoir un peu plus sur le sujet nous lui avons posé quelques questions.

    Smartcity ou ville intelligente, ça veut dire quoi ?

    améliorer la vie des gens qui habitent et fréquentent les villes en tirant partie de notre intelligence couplé aux moyens technologiques anciens et nouveaux à notre disposition

    Les objets connectés sont ils la base d’une telle ville ?

    Non, à la base d’une smartcity c’est l’humain et une vision d’amélioration des conditions de vie. La technologie au sens large et les objets connectés viennent supporter cette vision.

    Comment et pourquoi développer une ville intelligente ?

    Une ville intelligente à terme pourrait produire plus de ressources qu’elle en consomme, énergétiques mais aussi alimentaires et intellectuelles. Ouverture découverte et partage les mots fondateurs d’une telle ville. Je veux bien y vivre.

    Quels sont les acteurs de ce développement et quelle est la place du citoyen ?

    La place du citoyen est primordiale, c’est lui l’acteur principal de sa ville! L’enjeu consiste à démarrer ce cercle vertueux qui va permettre aux citoyens de développer leur ville.

    Quels sont les impacts pour les habitants, quel type de nouveau service peuvent-elles apporter ?

    Moins de pollution, moins de coûts énergétiques, moins de peur et de violence. Meilleure santé, par exemple une ville qui aide à réduire la progression de maladies comme le diabète. Moins de temps perdu dans les transports, etc..

    Comment est traité la question de l’open data, qui y a accès, comment est protégé le citoyen…

    Enjeux majeur celle du traitement des données, de la sécurité et de la privacy. Privacy by design et ouverture des donnés ne sont pas forcement incompatibles, mais la reglementation et surtout comment la faire respecter sont des débats encore ouverts.

    Y a t il des villes pionnières dans ce domaine ?

    Oui, Montreal, Barcelona, Bristol…

    Envie d’en savoir plus ? Inscrivez-vous à la conférence !

  • Interview de Yannick Omnès

    Yannick Omnès, intervenant sur l'impression 3DYannick Omnès est l’animateur de la conférence sur l’impression 3D qui aura lieu le 3 décembre 2015.

    Afin de savoir un peu ce qu’était l’impression 3D, nous lui avons posé quelques questions.

    L’impression 3D, mais c’est quoi exactement ?

    Ce sont des technologies qui permettent de fabriquer des objets en ajoutant de la matière. C’est ça la révolution, car depuis le paléolithique, on enlève la matière, d’abord sur les cailloux et bien plus tard avec des machines dites d’usinage.

    On en entend souvent parler, c’est à la mode, mais ce n’est pourtant pas une technologie récente, depuis quand existe-t-elle ?

    Le premier brevet a été déposé en 1984 mais la première machine issue du premier concept date de 1988. Depuis la première technologie de stéréolithographie, d’autres ont émergé dont la plus connue, celle utilisée par les imprimantes 3D grand public, la dépose de fil chaud.

    On lie souvent l’impression 3D aux fablabs, qu’en est-il ?

    C’est l’endroit où elle est le plus facilement accessible pour le grand public. C’est là qu’il peut trouver un accompagnement pour une bonne utilisation. Parmi les machines disponibles dans un fablab, les machines d’impression 3D ne sont pas les plus utilisées car il faut avoir des connaissances de dessin en 3D pour réaliser le modèle “imprimable”. La démocratisation des logiciels de conception va permettre un accès de plus en plus facile à la réalisation.

    Quelles sont les utilisations / applications grands public, mais aussi industrielles ?

    La création d’un fichier en 3 dimensions n’étant pas encore à la portée de tous, le grand public a souvent recours à des plateformes sur internet pour trouver des fichiers ou peut aller sur des sites proposant la possibilité de réaliser une coque de téléphone ou leur effigie issue d’un scan en 3D. Il se développe aussi une réflexion de fond sur la réparation de pièces cassées avec les problèmes de sécurité et de brevet inhérents à ce type de réalisation. Dans le monde industriel, on peut dire que tous les domaines d’activité en bénéficient pour la phase de prototypage. Pour les pièces directement utilisables, l’aéronautique et le médical sont les plus en demande et commencent à les utiliser.

    Qu’est-ce que l’impression 3D peut apporter au grand public ?

    Sans hésitation la possibilité de pouvoir créer. Avec l’ère industrielle, la créativité a été “confisquée” par les bureaux d’études. On peut avoir une idée et la réaliser si ce n’est pour une utilisation réelle, au moins pour en valider le concept. Et c’est sans compter les petits services que peut rendre ce type de technologies au quotidien pour créer le support de brosse dent du petit dernier ou l’enrouleur du câble de casque qu’on a perdu sur la plage. C’est l’ère du bricoleur 2.0.

    Quels sont les perspectives d’évolution et les potentiels futurs champs d’application?

    Les possibilités sont immenses. De l’impression de matières implantables chirurgicalement pour réparer des os ou des cartilages à la fabrication d’habitations sur Mars, le champ des possibles est incroyablement développé. Certaines applications sont déjà en test, certaines seront homologuées, d’autres seront abandonnées mais ce qui est sûr, c’est que l’impression 3D n’est pas un phénomène de mode. Les Chinois commencent à imprimer des maisons rapidement et à moindre coût. Des entreprises imaginent mettre en ligne les fichiers 3D de certaines parties de leurs produits afin que les particuliers puissent les imprimer en cas de casse. Cela remet en cause le paradigme de l’obsolescence programmée et peut conduire à une relation gagnant gagnant avec le client qui achètera plus facilement un produit qu’on peut réparer. Pour le moment, une entreprise gagne en ayant des produits périssables. A nous de nous emparer de cette technologie pour inventer le futur.

  • Améliorer ses conversions : dernière interview de Daniel Rivalin (3e/3)

    Daniel Rivalin, Conférence Marketing AutomationDernière interview de Daniel Rivalin, qui animera la conférence du 12 juin  « Comprendre ses prospects pour mieux convertir« . Ou l’ultra personnalisation de la relation client avec le marketing automation.

     

     Y-a t-il des types de projets, de cibles ou des secteurs d’activités davantage concernés ou mieux adaptés que d’autres à cette approche ?

    Cette approche concerne tout le monde. Car tout le monde peut y gagner plusieurs points de chiffres d’affaires. Par contre, suivant les métiers ou la taille de l’entreprise, toutes n’auront pas forcément besoin de mettre en place des scénarios sophistiqués.

    Les sociétés qui ont très peu de contenus à proposer régulièrement sont pénalisées. C’est la qualité des contenus qui invite le contact à venir sur le site, ou à interagir sur l’un des nombreux canaux.

    En e-commerce, toutes les grandes enseignes en sont équipées depuis longtemps. Elles sont ainsi capables de proposer des offres spécifiques, que l’internaute est le seul à recevoir (on est bien en one-to-one et on ne « spamme » pas sa base), et ce même si l’internaute a visité le site sans se ré-identifier !

    Un commercial sera ainsi immédiatement informé du comportement souhaité d’une cible potentielle. Un marketeur saura contextualiser des visites grâce au scoring et amener le prospect « sur un plateau » aux forces commerciales. Il saura identifier des projets naissants.

     

     Quel sont les profils de collaborateurs qui, dans l’entreprise, seraient à impliquer dans la mise en œuvre d’une approche du marketing automation ?

    La direction, le marketing et le service commercial OBLIGATOIREMENT. C’est le service commercial qui est capable de segmenter les comportements par marchés, produits et services, profils d’acheteurs, niveau de maturité. En toute logique, c’est le service marketing, s’il existe, qui s’en chargera, mais la délégation complète – ou partielle – fonctionne tout à fait bien aussi. Le service commercial doit être servi par le reporting ou directement dans son CRM des informations issues des campagnes uniques ou permanentes de marketing automation.

     

     Qu’est-ce qui selon toi rend cette méthode incontournable à très court terme ?

    C’est la seule combinaison d’outils qui permette de connaître à la fois :

    – en temps réel, où en est notre relation avec chaque contact et prospect,
    – son niveau de maturité,
    – et de pouvoir engager automatiquement la bonne séquence relationnelle.

    Imaginer le faire à la main… c’est juste impossible.

     Je vous propose d’essayer de déclencher manuellement la séquence suivante pour tous les internautes concernés :

    – toutes ces conditions doivent être réunies : dès que l’internaute passe plus de 30 secondes sur les pages qui comportent le mot « bobinage » dans l’URL, qu’il a vu au moins 2 pages du site, qu’il a un score d’au moins 6 en activité (c’est donc au moins sa 2ème visite), qu’il n’a pas encore téléchargé l’étude de cas sur le bobinage torique,
    – je lui envoie 12h après, un email l’invitant à télécharger mon étude de cas,
    – s’il l’ouvre et va sur la page d’atterissage avec l’étude, je préviens le commercial, je change son niveau d’intérêt pour le bobinage, je modifie le scoring,

    En marketing automation, il faut 2 à 3 heures pour la séquence, une bonne fois pour toutes, et on laisse tourner tout seul… Ce sont des outils qui décuplent la productivité et l’efficacité de la relation digitale pour les services marketing et commerciaux.

     

     Ces méthodes et outils présentent-ils des inconvénients ?

    Oui, il faut prendre en compte une courbe d’apprentissage. Le coût n’est pas anodin non plus, car les abonnements aux plate-formes commencent à 400€/mois. En moyenne, on est même plutôt entre 700€ à 1000€/mois.

     

     A quelles difficultés faut-il se se préparer ?

    – Trouver un pilote qui se passionnera pour le marketing automation. Sa récompense sera sa contribution, reconnue par tous, au développement marketing et commercial de la société.
    – Pas de contenus, pas de relation digitale (« pas de bras, pas de ch… ») : il faut valoriser les contenus existants et se mettre en ordre de marche pour en créer au moins une fois par trimestre (et là, je ne parle pas des actualités ou petites infos qui peuvent être créées chaque semaine).
    – Savoir changer de paradigme : combiner une relation digitale + offline intelligente est possible.
    – Vouloir tout de suite engager une séquence  ou un scénario sophistiqué.
    – Vouloir créer trop de segments, de scoring, et de reportings.
    – Savoir imaginer des scénarios de relation digitale en fonction de segments de contacts.

     

     Des exemples d’applications dont tu peux nous parler ?

    Quelques uns en effet :

    – en ecommerce, une société peut automatiquement envoyer un email à ses adhérentes pour leur anniversaire, avec un cadeau contextualisé par rapport à leurs centres d’intérêts prouvés, le tout en automatique (scoring par famille de produits).
    – en ecommerce encore, dès qu’une internaute s’abonne à une série de soins, une petite séquence de remerciement s’enclenche, tandis qu’une autre séquence prévient les responsables et modifie la base de données, de manière automatique.
    – dans l’industrie, la création de contenus, d’études de cas – qui était une corvée – a trouvé « par miracle » de nouveaux rédacteurs avec l’aide des commerciaux et des ingénieurs.
    – dans l’industrie encore, une société a donné goût à ses commerciaux de créer une séquence relationnelle avec 3 appels à l’action différents et un scénario pour chaque appel à l’action, étalé sur 3 mois, incluant email, page d’atterrissage et  appel téléphonique. La séquence s’arrête d’elle-même plus ou moins vite, en fonction du comportement de l’internaute.
    – le marketing automation permet à un annuaire spécialisé de « révolutionner » les services qu’il propose à ses adhérents payants. Il n’avait aucune idée que cela lui « révolutionnerait » son business modèle…

     Où peut-on te suivre sur Internet ?

     Sur Twitter @webmecanik, j’ai aussi donné plusieurs conférences à Paris lors de séminaires en 2013. Mais en ce moment je publie peu.

    Alors, curieux ? Inscrivez-vous à la conférence du 12/06 !