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  • Améliorer ses conversions : suite de l’interview de Daniel Rivalin (2e/3)

    Daniel Rivalin, Conférence Marketing AutomationContinuons notre interview au sujet de la conférence « Je Dis Web » qui sera animée par Daniel Rivalin le 12 juin prochain.

     Bonjour Daniel. Si l’on souhaite découvrir les méthodes et outils du Marketing Automation, par où doit-on commencer ?

    1 -  Faire l’inventaire de ses contenus à valeur ajoutée disponibles, et réfléchir à en créer de manière régulière si ce n’est pas encore le cas.

    2 – Commencer à segmenter ses bases clients / prospects et nouveaux contacts.

    Exemple en e-commerce :

    - l’internaute a laissé ses coordonnées contre un coupon (qualifié marketing) mais n’a pas commandé : il faut en quelque sorte le « tenir au chaud ».
    – l’internaute a déjà commandé, ne commande plus, mais ouvre nos emails et visite le site (qualifié client, en sommeil mais actif) :  il faut continuer de le nourrir.
    – l’internaute a déjà commandé, ne commande plus, n’ouvre plus nos emails ni ne visite le site (qualifié client, en sommeil durable) : il faut espacer les contacts et les sollicitations.

    Exemple de grands comptes ciblés :

    – en phase de découverte : nous n’avons encore pas de nom, sauf le nom de la société grâce à l’adresse IP (non qualifié marketing),
    – nous avons un nom, il a une connaissance avérée des produits (qualifié marketing)
    – en démarrage inter-relationnel avec de premiers échanges digitaux, téléchargement de pdf (pré-qualifié commercial)
    – en relation commerciale (qualifié commercial)

    3 – Ensuite, imaginer ce qui pourrait intéresser son audience, en fonction de son niveau de connaissances et d’intérêt pour les produits ou services proposés. Sur notre logiciel de marketing automation, nous allons alors :

    – insérer le script de tracking sur notre site,
    – importer une 1ère base de contacts,
    – créer quelques segments en fonction de produits ou services, ou de profils d’internautes,
    – envoyer un 1er emailing tout simple, pour voir la magie opérer…
    – créer notre 1ère séquence simple semi-automatique, à savoir :

    a. un premier email,
    b. une page d’atterrissage avec un « cadeau » : coupon, contenu riche, question pour laquelle on sollicite son feed-back,
    c. une page de remerciement,
    d. un email de remerciement, 
    e. un scoring en fonction de chaque action,
    f. un reporting automatique.

     

     Quels sont les outils ou techniques que tu utilises le plus souvent ?

    Normalement tous les outils sont inclus dans la plate-forme de marketing automation.

    Mais au début, pour se familiariser avec l’approche, je demande à la société de segmenter ses communautés, non plus seulement en fonction des produits et services, applications et marchés, mais aussi en fonction de leur niveau de maturité, ce que les américains appellent le « lead stage » (l’étape dans l’entonnoir).

     

     Que peut-on attendre d’un professionnel du marketing automation pour réellement tester cette approche avant de s’engager ?

    Lors de l’essai d’une plate-forme de marketing automation, le prestataire propose normalement de réaliser une séquence très simple comportant : un email, une page d’atterrissage, une  page de remerciement et un email de remerciement.

     

     Quelques exemples d’indicateurs pour mesurer l’impact de la méthode et calculer les bénéfices de sa mise en œuvre ?

    Le reporting intelligent est au centre du dispositif. Il suffit de créer les indicateurs qui font le plus de sens pour la société. Sachant qu’il existe 2 types de campagnes :

    – les campagnes uniques, avec un début et une fin,
    – les campagnes permanentes, qui s’enclenchent automatiquement d’elles-mêmes quand les conditions sont réunies. Les reportings associés aussi.

    Pour chacune, des indicateurs adaptés sont créés, par exemple par famille de produits, nombre de prospects, etc.

     

    Merci pour ces informations. Rendez-vous le 26/05 pour une dernière interview avant ta conférence du 12/06 !

  • Améliorer ses conversions en alliant emailings, contenus web & opérations offline : interview de Daniel Rivalin (1e/3)

    Daniel Rivalin, conférencier Marketing AutomationFaire converger l’emailing, les pages d’atterrissage, les outils de CRM, les relances téléphoniques ou courrier,  le tracking nominatif, la communication ultra personnalisée avec son audience… c’est ce que propose le  marketing automation. L’objectif ? Automatiser ses relations commerciales pour améliorer ses conversions. Nous avons posé quelques questions à Daniel Rivalin, le conférencier du « Je dis Web » du 12 juin prochain dédié à cette approche.

     Daniel, peux-tu te présenter ?

    Né dans l’industrie de la sous-traitance, j’ai occupé tous les postes d’une entreprise.

     Quels sont, dans les grandes lignes, les principes et les avantages du marketing automation ?

    Pensez à une société avec des commerciaux :

    • Le pire commercial utilise l’emailing,
    • Le meilleur utilise le marketing automation.
    • Le pire commercial va envoyer le même email à toute sa base.
      Il va répéter l’opération plusieurs fois par an.
      Il est incapable de personnaliser ses propos.
      Ses destinataires sont traités de manière totalement uniforme.
      Il est incapable d’adapter son discours, ne connait pas  pour ses prospects leur niveau d’avancement dans  l’entonnoir de conversion et pour ses clients, leur niveau de fidélité et d’intérêt.
    • Le meilleur commercial est à l’écoute permanente de ses segments, et sait automatiquement où ils sont dans leur réflexion.
      Il agit au moment opportun avec le discours adapté et explose ses closings, fidélise, retient, maniant intelligemment emailing, contenus sur le site, opérations offline comme des appels téléphoniques et envois de courriers.

    Ce parallèle est une réflexion d’un éditeur américain d’une plate-forme de marketing automation et que j’ai étoffé pour l’adapter à notre propos.

    Le marketing automation, c’est la possibilité de pouvoir prendre le pouls en permanence de ses prospects et clients. Et d’agir, « automatiquement »  en conséquence  avec pertinence et timing. 
    Au lieu d’une approche « aveugle » et standardisée, le marketing automation permet une relation digitale 1:1 personnalisée avec chaque segment, en décuplant les séquences et entonnoirs de conversion, sans aucun effort, une fois les scénarios programmés.

     Qu’est-ce qui t’a amené à t’intéresser au marketing automation ?

    Mon premier contact avec le marketing automation c’était il y a 3 ans et demi, quand j’ai découvert que mon logiciel d’emailing me proposait le scoring de mes internautes en fonction de leur interaction avec mes emails.
    Il ne s’agissait plus de savoir quels internautes ouvraient mes emails et cliquaient sur mes liens, mais aussi de contextualiser leur comportement dans le temps. Donc connaître mon « fan club », et ceux que je polluais probablement.

    La suite logique a été de chercher comment utiliser ce type d’informations à haute valeur ajoutée, pour engager la conversation de manière individualisée avec eux. Et de le faire à grande échelle.  J’ai alors découvert grâce aux #MA, le multi-scoring basé :

    • sur les comportements avérés et nominatifs des internautes sur mon site,
    • le scoring du contact issu du CRM,
    • en fonction des familles de produits et services,
    • et non plus seulement le scoring sur mes emails,
    • et bien sûr, la possibilité de scénariser automatiquement ma relation digitale avec eux.

    Merci Daniel, à bientôt pour continuer d’échanger sur ce vaste sujet !
    Si vous êtes intéressé par cette thématique, inscrivez-vous à la conférence dès maintenant.

  • Suite de l’interview de Vanessa Larue & Maxime Fortelle, ergonomes

    Terminons le premier round de questions à Vanessa et Maxime, en préambule à la conférence qu’ils animeront le 14/03 sur le thème de l’ergonomie appliquée aux solutions mobiles :

    Y-a-t-il des types de projets pour lesquels l’approche ergonomique est incontournable ?

    maxime-fortelleMaxime : Pour moi, l’ergonomie est importante sur tous les projets. Pour le web mobile, elle permet de faire la différence dans un secteur très concurrentiel. Plus l’utilisateur est performant, plus il utilise un produit, et plus la société fait des retours sur investissement, donc des profits. C’est une valeur ajoutée qui fait la différence, au même titre que l’aspect esthétique.

    Dans un secteur innovant ou professionnel, elle permet une meilleure acceptabilité du produit par les utilisateurs. Le projet de Vanessa en Afrique, que nous aborderons pendant la conférence, en est d’ailleurs un bon exemple.

    Toutefois, l’ergonomie n’est pas seulement une histoire d’IHM, elle doit s’intéresser au contexte d’utilisation d’un produit qui comprend l’environnement, la culture et les compétences des utilisateurs ainsi que leur accès à la technologie. L’ergonomie doit permettre d’optimiser la forme (IHM) et le fond (contenu adapté).

    Quels sont les outils ou techniques que vous utilisez le plus souvent ?

    Maxime : Plus que des outils, ce sont des méthodes d’intervention qui permettent de faire de l’ergonomie : entretien, séance de conception participative, grille d’analyse, tests utilisateurs avec ou sans eye-tracking, études bibliographiques, observation, etc. Ces méthodes permettent de récolter des données sur les utilisateurs, et c’est dans le traitement et la formalisation de ces données que le travail de l’ergonome prend toute sa valeur.

    Ensuite, pour formaliser, j’utilise des outils de bureautiques pour faire des représentations graphiques, des graphes et pour rédiger mes recommandations. Généralement, ça donne un gros rapport qu’il faut adapter aux personnes qui devront concevoir le produit. Du coup, pour rendre le travail plus parlant et pour qu’il soit lu par un maximum de monde, je fais des maquettes et des storyboard via Axure ou Balsamiq que j’annote. C’est beaucoup plus compréhensible et lisible car personne ne lit les rapports de 100 pages.

    Existe-t-il des outils qui facilitent le travail en conception lorsqu’on n’a pas le temps ou les ressources pour faire appel à l’expertise d’un(e) ergonome ?

    Maxime : Pour moi tout le monde peut faire de l’ergonomie à moindre coût, il suffit d’un budget de temps nécessaire et d’avoir un recul objectif sur son produit ainsi que des capacités d’analyse importantes pour traiter les données. Du coup, il est tout a fait possible d’améliorer l’ergonomie d’un produit en réalisant des tests utilisateurs « quick n’ dirty » avec quelques utilisateurs et/ou d’utiliser une grille de critères que l’on trouve facilement sur le web. En parlant ainsi, je ne prêche pas pour ma paroisse, mais je pourrais aussi vous dire qu’un développeur pourrait très bien faire le travail d’un infographiste.

    Ce qui est important, c’est que l’ergonomie doit être faite par une personne qui possède le temps, les méthodes et l’expérience pour mener à bien son étude sur l’utilité et l’utilisabilité d’un produit. Et qui de mieux pour collaborer à ces questions que des ergonomes rompus aux méthodes de tri de cartes, de tests utilisateurs, d’entretien, de maquettage, etc.

    Avez-vous noté une évolution de votre métier ces dernières années ?

    vanessa-larueVanessa : L’ergonomie cognitive, qui se distingue de l’ergonomie physique, est au départ la science qui analyse les interactions entre l’homme et son environnement de travail avec comme objectif d’en améliorer les conditions. L’ergonomie informatique, qui découle de l’ergonomie cognitive, est beaucoup plus récente. Cette notion englobe le principe d’utilisabilité qui correspond à la capacité d’un produit ou d’un service informatique à permettre à son utilisateur de réaliser une tâche – pour laquelle le produit a été conçu – avec efficacité, efficience et satisfaction.

    Après cette définition rapide, je dirai que l’évolution de notre métier tient en la formation d’autres métiers à des modules en ergonomie. Cela amène à une confusion dans la compréhension de ce que chacun peut/sait faire.

    Aujourd’hui, on parle de designer d’interaction, de spécialiste UX et tout se mélange un peu. Ce qui est important de garder à l’esprit est que l’ergonome connait, en partie, le fonctionnement du cerveau humain, il est garant de l’analyse fine de la tâche et de l’activité des utilisateurs et les résultats de son étude ne se limitent pas seulement au maquettage.

    Maxime : Pendant mes 5 années d’expérience, j’ai constaté que le métier n’avait pas vraiment changé, mais les profils et les titres avaient changé. Tout le monde fait de l’ergonomie, c’est devenu une compétence plus qu’un métier. Aujourd’hui, les designers d’interaction, les UX designers, les développeurs, les web designers, les designers, etc. utilisent des méthodes similaires à celle de l’ergonomie pour des objectifs identiques. La compétition est rude.

    Je me souviens de la conférence de Maurice Svay sur les tests quick’n dirty en web agency. La première fois que j’ai vu cette vidéo, je me suis dit que l’on était en train d’enterrer mon métier. Toutefois, avec du recul, il est quand même préférable d’avoir un peu d’ergonomie que pas du tout. D’ailleurs, la mission de FLUPA va bien dans ce sens, et il n’est pas question de faire de l’ergonomie qu’une affaire d’ergonome.

    Et puis, il y a des technologies où l’ergonomie est moins mature que dans le web. Mais le problème reste le même, il faut un budget et du temps. Ce qu’on oublie aussi, c’est qu’il faut surtout une expertise qui va vous faire gagner du temps et de l’argent.

    Selon vous, quel est l’avenir de l’ergonomie / l’expertise en ergonomie ? (web mobile, nouveaux usages, nouveaux supports, etc.)

    Maxime : L’avenir de l’ergonomie est parallèle à celui de la technologie. A chaque nouvelle technologie qui émerge, de nouveaux problèmes d’usage se posent et de nouveaux services se créent, qui ont besoin d’être facilement utilisables pour être acceptés par les utilisateurs. Du coup, il y aura toujours un besoin. Et puis le marché de l’ergonomie sait aussi se réinventer pour relancer des concepts pas si nouveaux : UX, Usability, Persuasive design, etc.

    Vanessa : Tant qu’il y aura des utilisateurs et des interfaces, il y aura besoin d’ergonomes. Nos études évoluent en fonction des innovations, par exemple les interfaces tactiles nous ont amené à redéfinir les usages, et il est toujours nécessaire de faire appel à des utilisateurs pour comprendre ce qui sera logique pour eux. Ces études nous permettent notamment de réaliser des guidelines très utiles pour la conception.

    Merci encore à vous deux et rendez-vous le 14 mars !

    Vous voulez en savoir plus ? Inscrivez-vous avant le 11 mars et participez à la soirée « Je dis Web » !

  • Interview de Vanessa Larue & Maxime Fortelle, ergonomes

    Le prochain « Je dis Web » sur le thème de l’ergonomie appliquée aux solutions mobiles aura lieu jeudi 14 mars à partir de 18h45. Nous avons posé quelques questions à Vanessa Larue et Maxime Fortelle, conférenciers de cette soirée. Nous vous livrons leurs premières réponses :

      Comment êtes-vous devenus des professionels de l’ergonomie ?

    Vanessa : Mon parcours assez atypique m’a permis de découvrir plusieurs domaines des sciences humaines avant d’intégrer un master en ergonomie cognitive. De formation d’ingénieur linguiste, je me suis orientée vers ce master parce qu’il alliait la prise en compte de l’humain, de ses comportements, à la connaissance de systèmes informatiques avec comme objectif principal d’adapter ces systèmes aux personnes qui les utilisent.

    J’ai intégré l’équipe d’ergonomes du groupe Altran en 2007, et cela m’a amené à travailler pour différentes entreprises : Orange, Casino….et à travailler sur de multiples interfaces : logiciel (propriétaire ou open source), web, mobile….tantôt pour le domaine professionnel, tantôt pour des produits ou services grand public.

    Depuis 2009, chez Altran, nous avons créé une practice en ergonomie nommée USERS (Usability and Ergonomic Solutions) dans laquelle interviennent 6 ergonomes confirmés dans le domaine des interfaces et un spécialiste du facteur humain et organisationnel. Nous contribuons à la conception centrée utilisateur pour développer des interfaces simples, innovantes et adaptées. Nous intervenons pour réfléchir à une méthodologie sur-mesure en fonction d’un besoin exprimé, nous participons autant à la conception qu’à l’évaluation d’une interface dans le but de les optimiser.

    Maxime : J’ai fait des études de psychologie sociale entre Nancy et Metz. Puis en dernière année de Master, j’ai découvert grâce à des cours d’ergonomie que l’on pouvait exploiter l’étude des comportements humains dans la conception de produit.

    En 2007, l’année de l’obtention de mon diplôme, le milieu du web recherchait des experts en utilisabilité. Et grâce à Netway, j’ai eu l’opportunité d’exercer mon métier entre le Luxembourg et la Belgique. C’est là, que j’ai découvert FLUPA en 2009.

    Et puis, je suis arrivé à Grenoble en 2010 pour travailler pour la société Floralis via sa Business Unit Multicom. Multicom est spécialisé en ergonomie des IHM et pour l’innovation. Nous y sommes 5 ergonomes aux profils différents (sociologie, psychologie, science cognitive, etc.). Nous faisons du conseil en ergonomie sur des projets très divers : progiciel, site web, projet de recherche universitaire, application mobile, technologie muséale, etc. Nous ne nous cantonnons pas au web, nous essayons de travailler sur des problématiques qui replacent les utilisateurs au centre de la conception de produits numériques.

     Pourquoi avez-vous rejoint l’association FLUPA ?

    FlupaMaxime : Travaillant au Luxembourg, j’ai découvert FLUPA (France Luxembourg User Experience Professionals Association) qui commençait alors à faire parler d’elle en 2009. Le but de l’association était de faire connaître l’ergonomie des logiciels aux différents acteurs IT Luxembourgeois. Grâce au réseau de ses membres, l’association a pu d’abord s’expatrier à Paris, puis sur plusieurs villes en France. En 2013, l’association a bien grandi avec plusieurs antennes dans toute la France : Paris, Metz, Rennes, Toulouse, Grenoble et un événement national : le UX-Day.

    Pour ma part, j’ai d’abord rejoint l’association pour pouvoir discuter avec d’autres ergonomes (métier et méthode). Puis, je me suis pris au jeu de l’organisation de conférences sur Luxembourg, puis Grenoble. L’idée était de faire venir des conférenciers qui m’intéressaient pour leurs thématiques et de les faire intervenir dans ma ville. C’est comme cela que j’ai pu rencontrer des personnes passionnées par leur métier, comme Vanessa. Finalement, j’ai poussé l’idée plus loin pour co-construire une conférence nationale qui devint le UX-Day.

    Actuellement, l’antenne Grenobloise de FLUPA a été reprise par Elena Elias qui travaille à l’Université Joseph Fourier sur un projet de Serious Game. Sur Grenoble, après un événement reporté faute de participants, l’association va essayer de relancer des apéros et des petits déjeuners sur des thèmes fédérateurs.

    Vanessa : J’ai connu la FLUPA lors d’un congrès de l’UPA – association qui regroupe des spécialistes de l’UX (User Experience) au niveau mondial – à Munich en 2009. On m’avait présenté la FLUPA comme étant l’antenne Franco-Luxembourgeoise de l’UPA, la Usability Professionals’ Association.

    Après cette première rencontre le hasard a voulu que je collabore à des projets en ergonomie avec Maxime qui était, à ce moment là, le trésorier de l’association. Sa motivation et son envie de « faire » m’ont donné envie d’intégrer cette association pour participer aux évènements dans la région Rhône-Alpes. Ces rencontres sont essentielles pour échanger et partager sur nos pratiques entre collègues du monde de l’UX et de la CCU (conception centrée utilisateur).

     Qu’est-ce qui vous plaît & vous motive le plus dans votre travail ?

    Maxime : Ce qui me plaît dans mon travail, c’est d’être au contact des utilisateurs pour valider les innovations et les concepts sortis de la tête des créateurs. Les créateurs peuvent être issus de domaines très différents : collectivité locale, ingénieur, marketing, designer, chercheur, etc. Chaque domaine a des arguments pour sortir un produit ou un service, mais l’aspect humain n’est parfois qu’un concept éloigné. L’ergonome est là pour adapter le produit au plus grand nombre d’utilisateurs possible.

    Mais il faut bien reconnaître que tout cela reste souvent de la théorie. Trop souvent, la réalité de l’ergonome, c’est d’appliquer des règles et des normes sur des produits quasi-finis ou de créer des boutons plus ou moins gros. C’est pourquoi il faut continuer d’évangéliser les concepteurs et les porteurs de projets pour avoir des budgets afin d’intégrer l’ergonomie dans les processus de création.

    Vanessa : Ce qui me motive, et cela depuis le début, c’est de participer à simplifier la vie des usagers. Il est vrai qu’un projet idéal correspond pour moi à une collaboration étroite avec les développeurs, les marketeurs et les designers.

    C’est bien le principe de la co-conception qui permet de véritablement mettre la technologie au service de l’utilisateur. Il s’agit de réfléchir ensemble à construire un produit ou un service adapté et accessible à tous les profils. Le but recherché est de leur faire vivre une expérience d’utilisation agréable et confortable.

     Quels sont les bénéfices ou inconvénients de l’ergonomie, notamment appliquée au web mobile ?

    Maxime : Concernant les bénéfices, le fait d’intégrer des méthodes ergonomiques dans la conception d’un produit permet d’abord de le rendre acceptable et utilisable par les utilisateurs. Ce qui signifie qu’il vont l’utiliser et/ou l’acheter plus facilement. Pour l’équipe de conception, c’est de faire les bons choix pour éviter de faire des upgrade correctifs et donc de se concentrer sur les innovations plutôt que sur les corrections.

    Concernant les inconvénients, je dirais que le principal inconvénient concerne le temps que l’on veut mettre dans une étude ergonomique. Pour traiter des données, il faut prendre du recul et commencer avant de lancer le développement d’un produit. Cela prend du temps et donc de l’argent.

    Pour parler web mobile, je dirais que le bénéfice est important car nous sommes dans une technologie récente et qu’il y a encore peu de connaissance concernant les usages et les besoins des utilisateurs. Et donc, les innovations et les services doivent être utilisables pour espérer percer dans ce marché récent. De plus, le nombre de terminaux différents implique qu’il faut être capable d’adapter son produit à chaque type d’usage ( smartphone, tablette, e-PC,etc.).

    Par exemple, le cas où un utilisateur va utiliser la fonction Traffic, dans Google Maps, sur son smartphone et au volant de sa voiture. L’une des questions à se poser serait : comment faire pour minimiser le risque d’accident ? A partir de là, on peut essayer d’y répondre en essayant de comprendre comment l’utilisateur tient son smartphone, sur quelles types de route il l’utilise et pourquoi il l’utilise,etc..

     Existe-t-il des outils qui peuvent faciliter le travail en conception lorsqu’on n’a pas le temps ou les ressources pour faire appel à l’expertise d’un ergonome ?

    Vanessa : Mon avis sur ce point est que l’on peut avoir une « sensibilité » à l’ergonomie, que l’on peut évidemment interroger ses utilisateurs pour répondre à des questionnements précis liés à une interface, que l’on peut appliquer certains critères facilement (homogénéité…). Mais cela ne remplace par l’intervention d’un ergonome. L’apport peut se faire sur des points de détails, mais il faut garder en tête qu’un investissement qui peut paraitre important au départ permet à l’arrivée de faire des économies importantes. Les spécialistes s’accordent à dire que pour 1€ investi en analyses ergonomiques, de 10 à 100 € sont économisés (ou gagnés) par la société. Ce ROI peut également être vérifié par :

    • Une augmentation des ventes
    • Une diminution des appels au support client de l’ordre de 66 %
    • Une augmentation de la satisfaction des utilisateurs

     Merci à vous deux et rendez-vous le 1er mars pour la suite et fin de cette interview.

    Vous voulez en savoir plus ? Inscrivez-vous et participez à la soirée « Je dis Web » !

  • Yoann Genier, animateur de communauté

    Le prochain Je dis Web sur le thème « Animez votre communauté sur les réseaux sociaux » aura lieu jeudi 15 novembre à partir de 18h45. Nous avons posé quelques questions à Yoann Genier, conférencier de cette soirée :

    Animer une communauté ça veut dire quoi ?

    Animer une communauté ça veut dire partager du contenu attrayant à un ensemble de personne ayant pour point commun une marque ou un produit sur un espace donné et restreint comme un forum ou un réseau social.

    Pourquoi le faire, quels sont les avantages ?

    Animer sa communauté permet avant tout de fidéliser le « client » et d’améliorer son image. Mais c’est également un très bon moyen pour développer sa notoriété, sa visibilité et son référencement.

    Faut-il systématiquement le faire ou peut on laisser la communauté vivre par elle-même ?

    A partir de l’instant ou l’on crée une communauté la présence d’un animateur est toujours nécessaire. En revanche son rôle évoluera à mesure que la communauté grandira.

     Ce travail peut il se faire en interne ou est il mieux de sous traiter ?

    Il n’y a pas de solution meilleure qu’une autre, chacune ont des avantages et des inconvénients. Le choix dépend d’une question de moyens, de temps et de compétences.

     Peut on confier cette tache à un stagiaire ou faut il une certaine expérience ?

    Il est vrai qu’on voit pas mal de société prendre des stagiaires pour ce genre de tache. Pourquoi pas s’il a les connaissances nécessaire, mais en règle générale il est préférable de le faire faire par une personne formée pour cela. Les résultats seront bien meilleurs…

     Y-a-t-il des « trucs » qui marchent à tous les coups, une sorte de recette ?

    Oui il existe des « recettes » qui fonctionnent à tous les coups (ou presque) si on les adapte aux caractéristiques de sa communauté. Je vous en dirais plus pendant la conférence ;).

     Existe-t-il des outils qui facilitent le travail ?

    Oui, et ils sont nombreux ! Je vous en montrerai certains le 15 novembre….

    Où peut-on te suivre sur Internet ?

    Je suis également le co-fondateur du nouveau réseau social de proximité dédié au passions: Onetous.com.

     

    Merci Yoann et rendez-vous le 15 novembre !

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  • Interview de Nicolas Hoffmann et Olivier Rocques

    Le prochain « Je dis Web » sur le thème « Mobile WAR : Web – Application – Responsive » aura lieu le 7 juin à partir de 18h45.
    Nous avons posé quelques questions à Olivier Rocques et Nicolas Hoffmann, les conférenciers de cette soirée :

    Qu’appelle t-on le “web mobile” ?

    Olivier : Pour moi c’est la publication, consultation et donc consommation d’information à tout instant

    Nicolas : Je dirai que c’est la consultation d’internet en situation de mobilité : avec une connexion “itinérante” et/ou un écran parfois de petite taille (mais pas toujours : iPad), etc…

    Est-il important, et pourquoi d’être présent sur les terminaux mobiles?

    Olivier : Oui ! Quand on regarde le taux de croissance de l’acquisition des terminaux, et leur utilisation quotidienne par chacun, l’utilisation de ce média devient tout simplement incontournable.

    Nicolas : Toutes les analyses annoncent une croissance explosive du marché. Il est donc logique de s’y intéresser ! Il est même annoncé que le nombre de smartphones devrait à terme dépasser le nombre d’ordinateurs “classiques”.

    Qu’attend un internaute en position de mobilité ?

    Olivier : Tout simplement avoir accès à tout type d’information de manière simple et agréable !

    Nicolas : Tout à fait. Même conscient de sa connectivité parfois limitée par rapport à une connexion ADSL, il attend que le site/service réponde au moins aussi vite et efficacement qu’un site desktop. C’est le paradoxe du web mobile d’ailleurs.

    Le “responsive design” est une méthode tendance aujourd’hui, en quoi consiste t-elle et est-elle adaptée à tout type de site ?

    Olivier : Nicolas répondra certainement mieux que moi ;)… Je définirais le responsive design comme étant une méthode permettant d’adapter son site web aux différents terminaux en supprimant certaines informations considérées comme non prioritaires. Quant à savoir si c’est adaptable à tout type de site, je dirais que dans l’absolu pourquoi pas, mais la maintenance peut devenir très fastidieuse en vue des différentes modifications sur la structure css. Dans la pratique, je pense que cette méthode n’est pas forcément applicable à tout type de site.

    Nicolas : Quand on parle responsive design, c’est en fait l’utilisation des media-queries qui permettent à un site de s’adapter à divers paramètres : la résolution, l’orientation, etc. Après, comme tous les buzzwords, on y met souvent tout et n’importe quoi.
    Tous les sites ne sont pas adaptables (de manière optimale j’entends) via les media-queries (un site mal codé ne respectant pas les standards sera un joyeux cauchemar à adapter). Ceci dit, le concept est très puissant, pour peu que la structure HTML soit bien faite, on peut vraiment aller très loin pour des efforts relativement modiques. Je m’étonne de plus en plus des possibilités d’adaptation et de leur simplicité !
    On pense d’ailleurs souvent à enlever des blocs/fonctionnalités (conception desktop first), mais on peut aussi penser petit écran d’abord, et ajouter/repenser des contenus pour les écrans plus grands (approche mobile first).

    Peut-on, et comment, rediriger correctement les internautes (et les moteurs de recherche) vers un site mobile parmi toutes les options qui se présentent ?

    Olivier : On peut noter plusieurs cas différents :
    – si le site est fait en responsive design il n’y a aucun changement que ce soit au niveau communication ou référencement
    – si c’est une webapp, et donc généralement essentiellement du JS, le référencement est très difficile, il faut donc tout baser sur la communication
    – si  c’est une application native, le mieux est de faire de la communication et du feedback sur le store du terminal

    Nicolas : Comme l’a dit Olivier, si on est dans le cas responsive, le problème est réglé de facto. Sinon l’idée de la détection du UA (User-Agent) permet d’orienter l’internaute sur la version supposée l’intéresser (même si cette dernière a ses limites, le monde des UA est une jungle épaisse et assez épouvantable). Quand à la webapp/application native, il est possible d’en faire la promotion sur le site (par exemple, quand on consulte le site du monde.fr depuis un iPad, il propose l’application). La bonne pratique étant d’indiquer clairement à l’internaute la version sur laquelle il se situe et de lui laisser le choix de la version qu’il souhaite consulter.

    Les résultats des moteurs sont ils vraiment différents et est-ce que le site mobile donne beaucoup plus de visibilité dans les moteurs qu’un site classique qui n’est pas adapté pour les smartphones ?

    Olivier : Comme je le disais précédemment, il n’y a aucune différence si le site est fait en responsive design. En revanche, s’il existe un site dédié (.mobi) voir au niveau du contenu auquel cas un NO INDEX s’impose ou une redirection en fonction du bot ou de l’internaute.

    Nicolas : J’imagine qu’à terme et au vu de leurs efforts pour tester les performances web (mobile et desktop), Google pénalise(ra ?) les sites mobiles trop lents par exemple. D’autres possibilités peuvent permettre d’éviter le duplicate content (qui peut être pénalisé par Google), les métas rel=”canonical” peuvent être utilisées pour indiquer à Google le contenu de référence. Ceci dit, Google propose des conseils pour indexer une version mobile :

    Souvent mobile = application, cette association est-elle pertinente ?

    Olivier : Oui et non…. tout dépend !

    Nicolas : Avec le succès de l’Appstore, cela peut se comprendre, mais c’est réducteur. Des sites ont des versions mobiles très bien conçues. Quand à des applis web, il y en a des particulièrement réussies : Gmail, G+, etc…

    Comment référencer, faire connaître mon application ?

    Olivier : Il n’y a pas de solutions miracles…  Certains demandent à des indiens de laisser des commentaires pour faire monter leurs applications dans le store, un peu comme anciennement ruemontgallet où les commentaires pour une partie était « pipotés » par les vendeurs eux-mêmes.

    Nicolas : Dans le cas d’une application web, en supposant qu’elle soit bien conçue, des liens vers cette dernière permettront aux moteurs de recherche de l’indexer. Sinon utilisez toute votre batterie marketing pour la faire connaître : newsletter, réseaux sociaux, etc. Pensez surtout à l’utilisateur : si votre application est bien… elle sera utilisée !

    Existe t-il des normes et outils pour créer des webbaps ?

    Olivier : Il existe beaucoup de choses ! Pour des raisons de performances, puisque tout est maintenant géré par le browser, il vaut mieux préférer l’utilisation de librairies JS type backbone.js, javascriptMVC pour structurer son code, le tout lié à une librairie type touch, jqtouch, jquerymobile…, voir aussi senchatouch et sencha Ext.
    Une fois le développement finalisé et fonctionnel, il ne reste plus qu’à l’exporter avec phoneGap ou maintenant SenchaTouch 2 directement en application dédié à un terminal via une webview et le tour est joué !
    Titanium le fait aussi et génère directement une application native, donc dans l’absolu avec de meilleures performances.
    Il existe aussi des services tel que goodBarber qui permettent de créer une application en ligne via des flux rss.

    Nicolas : Olivier a déjà bien répondu ! 🙂
    Effectivement certains frameworks comme jQueryMobile permettent d’unifier le design de votre application web, que ce soit sur tablette, smartphone ou même desktop. C’est en général assez simple et il y a des passerelles comme phoneGap pour en faire des applis natives iPhone ou Android, pour n’en citer que deux. Après, côté web, plus que des normes, ce sont surtout des bonnes pratiques : performances, etc…

    Selon vous, quel est l’avenir du “web mobile” ?

    Olivier : Tout le marché est en pleine réflexion. Tous les grands éditeurs (Adobe, Apache Foundation, Aptana, Windows) essaient de se positionner pour proposer à chacun son outil de déploiement d’application et ainsi de grappiller un peu de part de marché aux 2 grands exploitants d’applications (iOS, Android). Cela sous-entend déjà, et sur ce point nous sommes tous d’accord, que la consommation du web de demain se fera via la mobilité.
    Pour l’avenir je sais pas vraiment, mon écran n’est pas en cristal, mais je pense que certains modèles économiques seront à repenser, voire à imaginer :
    – que deviennent mes annonces publicitaires distribuées par “zanox” si on part du constat que mon site est adapté au mobile ?
    – comment référencer naturellement mon application web réalisée complétement en JavaScript ?
    De même, certaines problématiques commencent à voir le jour et il nous faudra trouver des réponses :
    – qui dit application, dit service ou entertainement. Pouvons-nous vraiment, chacun proposer un service différent ? Par exemple une agence immobilière propose une application géolocalisée sur l’estimation de biens de son secteur géographique. Est-ce que toutes les agences peuvent et doivent avoir le même service ? N’y-a-t-il pas redondance et manque de pertinence si nous devions avoir une multitude d’applications identiques ?
    – nous parlons également beaucoup des internautes tels que « ma mère » ou « ma fille », mais que devient l’utilisation d’applications métiers (extranet, annuaire, gestion de parc de voiture, etc…) pour les entreprises ?

    Nicolas : A mon sens, il y a tout un pan du métier qui évolue avec ces nouvelles perspectives. Ce sont les smartphones qui ont créé ce domaine et qui ont pris de court bon nombre de concepteurs de sites. Ceci dit, l’avenir est très intéressant, il y a beaucoup de nouveaux enjeux, de nouvelles techniques, plein de choses sont à inventer/parfaire et globalement, il faut que le métier s’adapte à tout cela. Le web mobile s’inscrit parfaitement dans une démarche de qualité plus globale des sites.
    Les deux choses que je constate au travail :
    – les décideurs étaient très frileux il y a deux ans… ils le sont beaucoup moins maintenant.
    – après quelques proofs of concepts, l’idée a très vite fait son chemin, j’ai constaté beaucoup moins de résistance au changement que par exemple pour le changement table-designed vers CSS-designed !

  • Interview de Kévin Richard, expert référencement Google

    Le prochain Je dis Web sur le thème « Méthodes avancées de référencement naturel » aura lieu jeudi 2 février à partir de 18h45. Nous avons posé quelques questions à Kévin Richard, conférencier de cette soirée :

     Peux-tu te présenter, toi, ta société et ton parcours professionnel ?

     Je suis Kévin RICHARD, 26 ans, spécialisé dans l’automatisation web et tout ce que cela implique : SEO, nettoyage de e-réputation salement touchée, etc…
    Je travaille principalement sur les cas extrêmes, ces derniers étant plus rémunérateurs.

    Au niveau professionnel, j’ai commencé en auto-entrepreneur, puis j’ai créé ma SARL il y a tout juste 1 an.

    Qu’est ce qui t’a amené à t’intéresser au référencement dit ‘black hat’ ?

    Quand on doit occuper coûte que coûte les premières places sur Google, soit parce que la survie d’une société en dépend, soit parce que des personnes ont été calomniées et qu’il n’y a strictement rien à faire d’un point de vue juridique, le black hat est la seule solution. Le référencement black hat, c’est comme rouler à 250 km/h au volant d’une voiture de course sur l’autoroute, en évitant les radars fixes. Certains font des go-fast, d’autres transportent des organes pour des greffes, d’autres enfin font ça uniquement pour le plaisir : il existe une infinité de raisons de ne pas respecter le « code de la route Google », la seule différence avec la réalité, c’est qu’on ne fait pas prendre de risques aux autres sur internet, mais seulement à soi-même.

    Y a t-il selon toi des types de sites web ou des secteurs d’activités, par exemple en e-commerce, plus concernés ou plus adaptés que d’autres à cette approche ?

    Dans certains domaines, c’est purement du luxe : par exemple, j’atteindrai mes positions en 2 semaines, en dépensant 50€ et en y passant 3h de temps en mode black hat, alors qu’en white hat, ça mettra 6 mois, je dépenserai entre 1500 et 3000€ et j’y passerai une semaine de travail. Je caricature mais on est parfois dans ces ordres de grandeur.

    Dans d’autres domaines, c’est une condition sine qua non. Essayez de vous positionner sur « casino en ligne », « achat de viagra » ou « forex » en référencement purement white hat, je vous souhaite bon courage ! (attention, les casinos en ligne non agréés ARJEL et la vente de viagra sans passer par une pharmacie sont strictement interdits en France).

    Existe t-il des techniques ‘black hat’ simples ou faut-il passer par un expert ?

    Le référencement est un jeu à somme nulle : il n’y a que 10 places sur la première page, et parfois plusieurs dizaines de concurrents veulent y apparaître. Cela signifie donc que si je gagne, vous perdez, et vice versa. Donc plus une technique est connue et appliquée par le plus grand nombre, moins elle est efficace. Ensuite tout dépend de ce qu’on désigne par « black hat », car entre le pur white (pure optimisation onsite seulement) et le black (tout est permis), il y a tout un monde.

    Il existe néanmoins des techniques simples à appliquer, comme le content spinning, qui consiste à créer des centaines de textes similaires à partir d’un seul texte de base. S’il est bien fait, il est indétectable.

    Aurais-tu une anedocte à nous raconter sur ton expérience de référencement ‘black hat’ ?

    Une technique marrante pour prendre de l’avance sur son référencement, c’est de racheter des sites déjà existants, ou bien de récupérer des domaines non-renouvelés. J’ai par exemple racheté récemment casuffitcommeca.fr, site anciennement créé par Jean-Luc Mélenchon qu’il a oublié de renouveler. Au départ, je voulais le transformer en site d’affiliation « forex », juste pour le lulz. Mais finalement je ne l’ai pas fait, par manque de temps.

    Plus près de chez nous, j’ai failli racheter la-motte-servolex.com, mais un anglo-saxon branché « casino en ligne » a posé plus sur la table que moi, je l’ai donc laissé partir avec. Je réserve les meilleures anecdotes pour le jour de la conférence 😉

    Où peut-on te suivre sur Internet ?

    Je lance également un séminaire de formation en techniques extrêmes de référencement, d’ici fin mars 2012, en compagnie d’un ami à moi, vous trouverez plus d’infos sur www.seohighlevel.com

    Merci Kevin et rendez-vous le 2 février !

    Vous voulez en savoir plus ? Inscrivez-vous et participez à la soirée Je dis Web !

  • Interview de Romain Parent « Les Réseaux Sociaux »

    La prochaine conférence, Les Réseaux Sociaux, vous sera présentée par Romain Parent, le 17 novembre à l’Ecole Supérieur de Commerce de Chambéry, à Savoie Technolac à côté du Bourget du Lac.

    Voici, pour vous donner un avant goût, voici une petite interview de Romain Parent sur les réseaux sociaux.

     

     Il existe de nombreux réseaux sociaux, est-il nécessaire d’être présent sur tous ?

    Tout dépend de vos objectifs mais aussi de vos ressources ! Il n’y a pas de réponses toutes faites qui soient valables pour toutes les entreprises ! Ma vision est que chaque entreprise doit bâtir sa propre stratégie de communication en ligne et les réseaux sociaux sont un des moyens de la mettre en oeuvre. C’est en tout cas dans cette optique que j’accompagne et forme mes clients.

    Peut-on avoir le même discours sur chaque plateforme ou faut-il l’adapter systématiquement ?

    Il faut avoir une seule stratégie de communication mais la déployer différemment selon le médias, la cible et un ensemble de paramètres que nous verrons ensemble lors de la conférence.

    L’animation de ces réseaux prend du temps, est-il possible et judicieux de rendre automatique les publications de mon blog/site sur facebook et twitter par exemple ? Existe-t-il d’autres formes d’automatisation ?

    Il y a du pour et du contre. Personnellement là encore je ne donne pas de réponses toutes faites à mes clients! Par contre, nous verrons les avantages et les inconvénients de cette pratique et ce qu’il ne faut absolument pas faire.

    Cette animation, faut-il la confier à un professionnel ou peut-on la faire en interne ?

    Je ne veux pas faire de polémique avec mes confrères mais personnellement je pense que s’il est possible et parfois souhaitable de se faire accompagner il n’est pas souhaitable de sous traiter intégralement cette tâche! Là encore, c’est un point que nous aurons l’occasion d’aborder le 17 Novembre.

    Comment faire augmenter sa communauté, existe-t-il des “formules magiques” ?

    Non, il existe des moyens voire des outils pour améliorer cela mais les gens qui vous proposent de gagner x milliers de fans ou followers en 3 jours sont des charlatans! La constitution d’une communauté est un travail qui doit s’inscrire dans la durée.

    Est-il plus important d’avoir une communauté quantitative ou qualitative ?

    Tout dépend des objectifs, mais du nombre pour du nombre cela ne sert à rien si ce n’est à flatter son égo… Certaines entreprises peuvent avoir des objectifs qui engendrent la création de communautés de niches, d’autres s’adresseront au grand public, il n’y a pas de réponse généralisable.

    Peut on mesurer l’impact voir les bénéfices d’une présence sur les réseeaux sociaux?

    Vous soulevez la question du ROI qui préoccupe bien entendu les entreprises. La première chose pour pouvoir espérer mesurer l’impact de vos actions sur les Réseaux Sociaux c’est de se fixer des objectifs avant d’y aller! Si vous saver pourquoi vous faites les choses il sera plus simple pour vous de voir si vous avez atteint vos buts! Quels indicateurs pertinents ? Quels outils utiliser pour quantifier ce ROI? Et bien je pense que c’est ce qui concluera mon intervention au Chambé-Carnet alors je ne veux pas tuer le suspens!

    Merci à Romain Parent pour avoir répondu à nos questions et rendez-vous jeudi 17 novembre !

  • Interview de Laurence Tézier « L’accessibilité » 2/2

    Suite et fin de l’interview de Laurence Tézier sur l’accessibilité des sites. Peut-on facilement évaluer l’accessibilité d’un site ?

    Oui et non, toutes les informations demandant une mise en place par rapport au contexte. Elles sont difficilement automatisables et demandent une intervention humaine, cependant de nombreux points peuvent être vérifiés par le biais d’outils en ligne.

    Existe-t-il des outils permettant l’évaluation ?

    Oui, cela va de l’outil dédié comme le validateur de code du W3C, aux outils plus complets, comme les barres d’outils, ou encore des guides comme celui d’Accessiweb qui explique et aide à l’évaluation de l’implantation.

    Y-a-t-il des actions simples à mettre en place ou faut il passer par un professionnel ?

    Les critères de 1er niveau sont du bons sens, que tout le monde peut appliquer.

    Y-a-t-il des normes internationales ?

    Tout à fait, elles sont éditées par le W3C (word wide web consortium) et sa« filiale » le WAI (Web accessibilité initiative) qui édite les WCAG (web content accessibility guidelines) pour les développeurs de site..

    Un site doit il obligatoirement être accessible ?

    Oui si vous faites parti des services de l’Etat, non si vous préférez ne pas diffuser votre information et ne pas bénéficier du potentiel internet.

    Peut-on rendre un site accessible ?

    Rendre un site accessible est possible, mais il est préférable de prévoir l’accessibilité lors d’une refonte ou d’une création de site. Tout comme le référencement, les coûts seront dans ce cas moins élevés. Pour prendre une image, c’est un peu comme pour un bâtiment : il est plus complexe et plus coûteux d’intégrer un ascenseur dans un bâtiment non prévu pour cela, que de le prévoir à la construction.

    Un grand merci à Laurence et rendez-vous le 18 février pour la conférence sur l’accessibilité au service du référencement naturel!

  • Interview de Laurence Tézier « L’accessibilité » 1/2

    La prochaine conférence, l’accessibilité au service du référencement naturel, vous sera présentée par Laurence Tézier. Voici, pour vous donner un avant goût, une petite interview de Laurence. Bonjour Laurence, peux tu te présenter en quelques mots, toi et ton parcours professionnel ?

    Photo de Laurence TézierJ’ai  mis un premier pied dans le Web en 2001, à l’aide de l’agence de référencement 1ère Position, que j’ai intégrée pour un poste de référenceur.

    Au sein d’une équipe de passionnés, je me suis vite tournée vers l’apprentissage de HTML, CSS puis Xhtml strict. L’apprentissage de l’accessibilité est venue juste après, d’abord à l’aide des informations en ligne, sur le W3C, des sites comme pompage.net ou openweb.

    Puis en 2005 la mise en pratique de toutes ces années d’apprentissage avec une formation chez Braillenet pour obtenir l’expertise Accessiweb en évaluation de site.

    Toujours en poste à 1ere position, je suis aujourd’hui chef de projet en référencement naturel, et je continue d’appliquer et de prôner les bonnes pratiques pour l’accessibilité des sites.

    Qu’est ce que l’accessibilité d’un site ?

    Permettre l’accès à l’information au plus grand nombre.

    L’accessibilité est-elle réservée aux personnes en situation de handicap ?

    Absolument pas. Tout le monde peut être confronté à une situation de handicap : un univers bruyant pour visionner une vidéo ou lire un mp3 sera une situation de handicap. Une souris sans pile, et vous voilà à nouveau en situation de handicap.

    Un code valide suffit-il à faire un site accessible ?

    Non, la validité du code est une petite partie de l’accessibilité, c’est un des points à prendre en compte, mais la validité du code, la séparation du fond et de la forme permettent surtout l’inter-opérabilité.

    En quoi l’accessibilité influe-t-elle sur le référencement naturel ?

    Elle facilite l’indexation des pages par les moteurs. Les moteurs ont eux aussi des guidelines à respecter pour la bonne restitution de l’information tout comme les guidelines dédiées aux développeurs.

    Pour en savoir plus inscrivez-vous à la prochaine conférence ! Et consultez la 2e partie de cet interview.