#clubagile : Planning poker & daily meeting

Les agilitateurEs se sont réunis ce vendredi 7 octobre pour découvrir le planning poker et expérimenter le daily meeting.

Un grand merci à Jean-Pierre Bruandet pour l’organisation et l’animation de ces ateliers.

Planning poker

Cette méthode permet d’estimer le temps et la priorité des taches les unes par rapports aux autres. L’estimation est faite par l’ensemble de l’équipe avec une unité de mesure relative : les story point. Ces points sont joués avec des cartes représentant les valeurs de la suite de Fibonacci, soit : 1, 2, 3, 5, 8, 13, 21, 34, 55, 89, 144. Certains simplifient les grandes valeurs en les transformant en 20, 40, 100.

1/ Définir les taches

La première étape a consisté à définir les taches (10 max pour l’exercice) nécessaires pour refaire la cuisine de mamie, notre cas d’étude ici. Sur l’ensemble des taches définies nous avons sélectionné la plus rapide (mais pas nécessairement la plus simple) à faire et la plus longue (pas nécessairement la plus compliquée).

2/ Affecter des story point à chaque tache

Le planning poker se base sur une unité de temps relative, il faut donc commencer par créer le référentiel en estimant la tache jugée la plus courte, puis la plus longue.

Chaque “joueur” met une carte avec un nombre correspondant au temps qu’il pense nécessaire à la tache en cours. Il ne faut pas oublier que nous utilisons une unité relative, ce n’est pas des jours ou des heures. La valeur 1 correspond à une tache très rapide à réaliser et la valeur 100 très très longue. Si les joueurs ne sont pas d’accord ils argumentent leurs choix pour obtenir un consensus ou font une moyenne. Il est possible de changer d’avis face à l’argumentation d’un collègue.

Une fois le référentiel créé on évalue de la même manière l’ensemble des autres taches par rapport aux deux premières.

Lorsque toutes les taches ont été évaluées ont a une hiérarchisation des taches en terme de temps à passer.

3/ Définir la business value de chaque tache

La priorisation des taches ne peut pas se faire uniquement en fonction du temps à passer, la tache la plus courte n’est pas nécessairement la première à effectuer. Nous allons donc définir une deuxième échelle en affectant des points de business value à chaque tache. Qu’elle tache apporte le plus de valeur au projet ? C’est généralement le product owner et parfois le client qui se charge de ce travail.

4/ Définir les priorités

Nous avons maintenant deux valeurs par tache, les story point et la business value. Pour définir la priorité des taches il suffit de calculer le BFTB, c’est à dire faire le ratio business value / story point.

En classant les taches du plus grand au plus petit on obtient l’ordre de réalisation des taches. Il est parfois nécessaire de revoir cet ordre car certaine taches nécessite qu’une autre soit réalisée avant (ex : il faut vider la cuisine avant de refaire le parquet)

5/ Trouver l’unité jour/heure des story point

Pour réaliser notre liste de taches nous la découpons en sprint pour les réaliser par lot. Une fois le premier sprint effectué on peut calculer le temps effectif passé sur chaque tache, la comparer au story point affecté et ainsi définir la valeur en temps (jours, heures) d’un story point.

Par exemple si j’ai passé 10 jours sur une tache évaluée à 50 story point, je sais qu’un story point vaut 0.2 jours soit environ 1h30.

Il devient donc possible de planifier précisément l’ensemble des taches suivantes.

Daily meeting

Le daily meeting, ou stand-up metting, est une “réunion” quotidienne qui permet à l’ensemble de l’équipe de faire le point. D’une durée maximale de 15 minutes elle est animée par le scrum master, ou facilitateur, qui distribue la parole, et permet à chacun d’exprimer ce qu’il a fait hier, ce qu’il doit faire aujourd’hui ainsi que les problèmes rencontrés.

Lors de cet atelier Jean-Pierre à nommer un scrum master en charge de faciliter la réunion et de garantir le respect des « règles » de ce meeting. Puis il a donné des rôles de “perturbateurs” aux autres participants. L’objectif étant de vivre la pire réunion possible et de comprendre comment faire que ça se passe bien.

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